Mardi 25 Mars 2008
La grognasse blonde
Bon, j'ai juste cinq petits mois de retard (nan, j'suis pas enceinte) (merci Mona, t'as un humour fabuleux), rapport à la date supposée programmée de la rédaction de cet article, mais je me suis rendue compte qu'en fait c'était pas si facile que ça de médire sur les gens tout en essayant de se dire que merde, oui, ma vie est quand même plusse mieux que la leur. Non, pasque médire, c'est simple. Mais pour ce qui est de ne pas les envier, c'est autre chose.
Cet article va être d'une scélératesse suprême, en même temps, c'était le but qui était fixé.
Mettons les choses au clair, néanmoins : Quand je dis envier, cela ne veut pas dire que je veux leur ressembler. Olala, non. Je dis envier dans le sens où, merde, pourquoi z'ont droit d'être heureux et d'avoir une vie merveilleuse alors que moi je préfère plutôt me faire renverser par une voiture et de dormir pendant cinq ans en attendant d'être réveillée dans un monde tout beau tout magnifique qui blablabla...
Bref.
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu des problèmes relationnels avec les blondes. Je ne sais pas si c'est une histoire d'incompatibilité capillaire qui fait que rousses et blondes sont faites pour s'arracher les cheveux, ou bien j'ai peut être été traumatisée dans une vie antérieure par une Aryenne. Quoiqu'il en soit, les blondes et moi, on s'entend rarement bien. Rassurez-vous, chères lectrices blondes, je ne fais qu'une grossière généralité. Mine de rien, j'ai des amies blondes avec qui je m'entends très bien (même si je les exhorte à se colorer le crâne de douces substances toxiques).
Bref. Les blondes et moi, c'est toute une histoire.
La grognasse blonde dont il est question n'est pas cette même grognasse que j'ai déjà évoquée à de nombreuses reprises, là par exemple (même si à la base c'est d'elle dont je voulais parler).
Non, celle dont je vais parler est une vraie blonde (quoique...). Elle porte un nom de chanteuse blonde (ben tiens), a un style vestimentaire qui fait genre pouff' attitude. Le genre même à se prendre en photo, à passer trois plombes devant son miroir et à raconter ses histoires de cul détaillées. Le genre à ne pas se prendre pour de la merde, à se mettre en avant, à jouer les lèches-cul. Suffit d'ailleurs de voir sa photo sur Facebook, en maillot de bain avec une vue plongeante sur sa poitrine. Arrogante, égoïste, manipulatrice, narcissique. Elle racontait ses problèmes de cul, elle râlait après des broutilles (bon j'suis mal placée pour ça, mais en même temps, moi j'ai droit) (oui).
Par souci de simplicité, on l'appellera Barbie. Oui, j'ai envie.
Au premier coup d'oeil, j'ai su que ce ne serait pas le genre de personnes avec qui je m'entendrais. Le problème étant que personne dans cette fichue classe de prépa ne captait mon attention. J'avais l'impression d'être en marge de tous et de n'avoir rien à foutre ici. J'avais donc quand même tenté de m'incruster, mais manifestement, le mauvais feeling était réciproque.
Une fois, j'étais arrivée première dans la salle, et je m'étais mise à la place qu'on occupait habituellement. Barbie est arrivée et a fait exprès de s'installer ailleurs, suivie par les trois autres filles du groupe. J'étais là comme une pauvre conne dans mon coin, le genre sans amis-malformée-psychopathe-mutante.
Déjà à l'époque, j'étais pas mal névrosée, pour des raisons que je n'évoquerai jamais sur ce blog (ni nulle part d'ailleurs, on voit ce que ça a donné avec Monsieur Psychose...). Le fait de me faire rejeter comme ça n'a rien arrangé à mes profondes psychoses. Le soir même, j'avais envoyé un SMS à Barbie lui exprimant ma profonde haine envers son attitude. Jamais eu de réponse. Jamais évoqué.
Le lendemain, j'ai squatté un autre "clan". Pour ceux qui suivent ce blog depuis le début, vous saurez que je parle de Diana, qui a sauvé mon début d'année de prépa et m'a empêchée d'envisager de faire des conneries.
Ces conneries, Diana les a faites à ma place, et en janvier je me suis retrouvée à nouveau complètement paumée. J'ai re-squatté le fameux groupe de Barbie, où bizarrement je ne me faisais plus jeter. Certes, on jouait les lèches-cul alors qu'on ne se supportait pas, on feignait les bonnes manières et on s'envoyait des polys par mail pour tel cours etc... mais dans ma solitude, j'étais entourée.
Bon, toute cette petite introduction pour dresser le portrait de Barbie.
Le problème des blondes, c'est qu'on a beau faire des blagues vaseuses sur elles, toutes celles que j'ai connues étaient tout sauf connes. Barbie avait du talent, et elle le savait.
Et, en plus d'avoir du talent, elle avait tout ce dont je pouvais rêver : Un copain avec qui manifestement tout allait pour le mieux (oui, pasque les mecs et moi, c'est le même combat qu'avec les blondes...), aucun problème familiaux / de santé / de psychoses. Une vie heureuse, quoi. Et puis du genre aisance à l'oral.
Donc oui, j'enviais sa vie mais non, je ne voulais pas lui ressembler.
Et pourquoi donc, ma bonne dame?
Et bien tout simplement pasqu'elle n'avait aucune personnalité. C'était le stéréotype même de la fille qui réussit tout, qui a tout pour elle, mais qui était fade. Non, ce n'est pas la jalousie qui parle. Il y a une chose dont je suis fière, c'est de cultiver la différence, sans toute fois tomber dans la marginalité. Barbie, c'était la fille conventionnelle et artificielle, celle qui aurait pu jouer le rôle de la pom-pom girl dans une quelconque daube américaine. J'suis sûre qu'elle avait un Skyblog, même.
J'pourrais continuer longtemps là-dessus, mais l'idée y est, pas besoin de développer : Les grognasses blondes, en fait, faut les fuir. Surtout quand on est rousse et psychosée.
Pis en même temps, quand on va mal, ça ne peut qu'aller en s'améliorant :)
J'ai revu Barbie à un quelconque salon d'étudiant où je vantais les mérites de mon école de 3D. J'ai fait genre j'allais super bien, ma vie était merveilleuse, toussa toussa. Fidèle à elle même, elle se la pétait. Je ne l'ai plus jamais revue, et j'espère bien ne plus jamais la croiser. Remarquez, d'après Facebook (quand je vous dis que c'est bien ce truc!), elle est en Ecuador. Et d'après Google, l'Ecuador est suffisamment loin de moi et suffisamment près de la Colombie pour que je puisse espérer ne plus rencontrer la sale blondeur de ses cheveux.

Par Mona, Mardi 25 Mars 2008 à 17:40 GMT+1 dans Exorcisations


















