Exorciser mes vieux démons...

Et encore une!


[Vieillerie]


Ma môman a souvent coutume de dire qu'il faut enfiler une perle à un collier, à chaque fois qu'il se passe un bon évènement ou une bonne journée dans sa vie. Elle appelle ce collier de perles sa "passerelle virtuelle à remonter le temps".
En soi, le principe est séduisant. Le problème, c'est que si on faisait la même chose pour les journées de merdes, certains (moi en l'occurrence) se rendraient vite compte à quel point la vie est cruelle de nous accorder que peu de moments de véritable bonheur. Oui, bon... c'est pour ça qu'il ne faut faire que des colliers de bons moments.

Je m'égare... Toute cette petite intro histoire de maudire ce 2 avril 2007.
(02/04/07 ... 2+4+7=13... ahem!)

Cela a commencé par un grosse flemme de me lever ce matin. Grosse fatigue morale et physique.
Ensuite, internet qui ne marche toujours pas (Vive l'incompétence de Neuf et France Telecom).
Puis, un type m'accoste près du RER. Je l'ai ignoré superbement, sachant que je le croise souvent et que je sais ce qu'il veut : des sous. J'ai déjà du mal à subvenir à mes besoins, et je me limite à ne donner des pièces qu'aux gens qui font des trucs originaux et à donner mes un euro par semaine à Médecins sans Frontières. Bref, je l'ai ignoré. Et bien sûr, il m'a insulté. J'aurais dû répondre ce que j'avais sur le coeur, à savoir que la vie n'était pas facile pour moi, que je bossais pour subvenir à mes besoins et qu'il avait qu'à en faire autant et que j'en avais marre qu'il m'accoste tous les jours pour me demander des sous, mais j'ai fermé ma gueule. A quoi bon s'expliquer?
J'arrive à la bourre.
J'apprends que Audrey, Jerôme et Martin se sont vu ce week end, cinéma et compagnie et qu'ils ont oublié de me prévenir (hum... comment le prendre..?). Pas la première fois qu'ils font des trucs sans me prévenir, mais à chaque fois, ça me fait mal au coeur... Surtout que Audrey me fait toujours des comptes-rendus détaillés (faudrait peut-être qu'un jour je lui dise que ce n'est pas la peine...).
J'appelle le Comptoir pasque je veux mes sous. Pas été payée depuis octobre, ça commence à bien faire, et ces 2000 euros, j'en ai besoin! Bon ben... j'attends qu'on me rappelle -_-
Aucune motivation pour bosser. J'ai rien foutu et je suis partie plus tôt.
On passera l'épisode de la porte de métro qui se ferme sous mon nez à cause d'un crétin qui avançait à une allure de tortue.
Je rentre. Hum, prendre Mim dans mes bras et décompresser de cette foutue journée. Ben nan, le fauve a fichu la grouille dans la cuisine, et renversé du thé par terre. La misère. J'ai dû tout nettoyer.
Je m'installe devant mon ordi. Le net avance à une vitesse d'escargot et puis... il coupe. Et là j'attends qu'il veuille bien remarcher pour poster cet article.

Fichue journée.

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Treize


[Vieillerie]

La numérologie et moi, c'est toute une histoire...

Il y a en a qui ont une phobie du 23 (hein, Jim!), d'autres du 4, ben moi... c'est le 13. Je ne suis pas superstitieuse pour les chats noirs, passer sous une échelle, ouvrir un parapluie à l'intérieur etc... Mais alors le chiffre 13, je le fuis comme la peste. Je sais que ça a une origine religieuse, et étant plus ou moins athée, cette phobie ne vient pas de là.

Quant à savoir d'où ça vient... Aucune idée! Le fait est que je ne m'assoie jamais à la place 13 ; Je n'utilise jamais le ticket restau N°13 ; Je calcule mes déplacements, voyages et ceux des autres en fonction de ce damné chiffre ; J'évite de me retrouver dans un groupe de 13 personnes ; J'évite aussi tous les totaux de chiffres qui font 13, etc...

Remarquez, il n'y a rien qui m'aide à combattre ce chiffre, sachant que j'ai du me faire opérer en urgence la veille du bac français pour la première fois de ma vie, c'était un 13 (et heureusement qu'il n'y a pas de chambre 13 dans les hôpitaux, parce que j'étais dans la 14...) ; Je n'ai jamais connu de personnes nées le 13 qui ne m'aient pas fait souffrir ; Je n'ai jamais eu d'évènements notoirement heureux un 13 ; J'étais dans la chambre N°13 quand j'ai fait un stage de musique il y a quelques années de ça... ben c'est l'un des séjours que j'ai détesté le plus ; J'étais dans une chambre dont le total des chiffres faisait 13 quand j'ai voyagé en Egypte... voyage qui restera dans ma mémoire comme étant le pire que j'ai jamais fait ; J'ai subi la fameuse inondation où j'ai tout perdu un 13, etc etc...

Vous me direz, y croire empirera les choses. Certes mais bon... donnez-moi une seule bonne raison de ne pas l'éviter..!

Je ne ferrai pas de résumé mythologique et symbolique du chiffre (il y en a suffisamment qui trainent sur le net!), mais je termine juste par une citation :

« Il faut quarante-sept muscles pour froncer les sourcils et seulement treize pour sourire. »

Voilà... Euh, je suis excusée si je ne souris jamais?!

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Différence, indifférence...


[Vieillerie]


Le mot "handicap" est perçu de manière bien péjorative de nos jours... Une différence qui déjà, dès la naissance, limite les voies de notre avenir. J'ai beau me considérer comme une personne normale, les autres ont beau ne rien voir de mon handicap aux premiers abords, pourtant je peux bénéficier comme je veux des conditions attribuées aux personnes dites "handicapées". Maudites soient les maladies génétiques, mon frère et moi avons hérité des mauvais gènes et sommes tous les deux malentendants. Estimons-nous heureux, on aurait pu être sourds.

Je suis censée être appareillée (je dis censé parce que je ne met qu'occasionnellement mon appareil) ; J'ai d'ailleurs été appareillée tardivement parce qu'il n'existait pas à l'époque d'appareil adapté à mon audition. Lorsqu'on ne me connaît pas, on ne remarque rien à ma perte d'audition. Bien sûr, on commence à se poser des questions quand je fais répéter trois fois la même chose, et je me fais une joie de mettre les gens dans l'embarras quand ils sortent l'éternelle question "Mais t'es sourde ou quoi?". Mais sinon, dans la vie courante... et bien je fais avec. J'essaye de lire sur les lèvres et de me concentrer...

La vie n'est pas facile tous les jours. Déjà quand quelqu'un chuchote, ce n'est pas la peine... je ne comprends rien. Quand il y a trop de bruit autour de moi, c'est pareil. Je ne vous raconte même pas comment je me sens mal quand je comprends quelque chose à côté et que je réponds n'importe quoi, ou bien quand je ne comprends rien à une conversation entre groupe et que je reste dans mon coin, muette. Une manière de se faire exclure en quelque sorte... J'ai toujours un train de retard ; Ca en amuse certains, ça les fait rire... mais ils ne se rendent pas compte que ça me fait mal. Ce que les gens ne comprennent pas non plus, c'est que si je ne parle pas beaucoup, c'est que c'est aussi à cause de ce handicap.
J'en ai de nombreuses fois souffert (être interdite de sortie dans les endroits trop bruyants, ne pas pouvoir faire de sports d'équipe, ni d'instruments à vent, prendre des médicaments toute ma vie, faire des contrôles audio régulièrement, avoir maman Mona tout le temps derrière mon dos (je précise que le destin a voulu qu'elle soit ORL... comme quoi il n'y a pas de hasard, elle l'était avant la naissance de mon grand frère), être obligée de porter des bouchons anti-bruits dans les endroits trop bruyants, ne pas avoir de baladeur, ne pas pouvoir faire de montagnes russes, etc...), et pourtant... il faut vivre avec, essayer d'oublier.
Je me souviens, en Terminale, je faisais du théâtre en anglais à l'école. C'était une comédie musicale. Le truc, c'est que c'était vraiment, vraiment très fort. A tel point que ma mère a failli aller me chercher sur scène... (je dois remercier papa Mona qui l'en a empêché). Si vous saviez tout ce que j'ai loupé et tout ce que j'ai du endurer à cause de ça... On a beau dire, la vie est bien injuste.

Bien sûr, tout n'est pas noir dans le tableau. Avoir eu un tiers temps supplémentaire au bac (1/3 de temps en plus à chaque épreuve) prévu pour les personnes dites "handicapées" m'a bien aidé (même si je n'ai toujours pas compris pourquoi j'en ai bénéficié... Je suis malentendante, oui et alors? Cela ne m'empêche pas de faire une rédaction dans le même temps imparti que les autres!). Avoir un certificat médical pour ne pas faire de sport aussi, c'est bien utile! Ou bien ça m'amuse de voir les gens faire des grimaces quand le RER arrive avec son bruit strident.
D'un autre côté, je vis normalement. Ce n'est pas comme si j'étais dans un fauteuil roulant ou bien complètement sourde.

Quoiqu'il en soit, aussi imperceptible soit-il, je suis différente. Si seulement ceux qui ne comprennent pas en quoi être malentendant peut faire souffrir pouvaient entendre comme j'entends, peut être alors différence serait moins synonyme d'indifférence...

Allez, des petits extraits issus de divers sites web (non non, c'est totalement désintéressé!) :

Comment parler aux malentendants? Source 1 et Source 2
* Attirez notre attention avant de nous parler
* Placez-vous à proximité et en face de nous (pas derrière notre dos - ni d'une autre pièce)
* Parlez normalement - sans crier
* mais avec des mots simples - articulez
* Ne soyez pas à contre-jour
* Veillez à ce que l'on ne soit pas ébloui par la lumière
* Réduisez les bruits de fond (télé-radio ...)
* Ne mettez pas la main devant la bouche
* Nous lisons sur les lèvres, si vous fumez ou mangez cela gêne à la compréhension
* Si nous ne comprenons pas, répétez sans crier, ou changez les mots
* Veillez à ce que nous ayons compris, beaucoup d'entre nous n'osent pas dire "je n'ai pas compris"
* Reformulez ce que vous avez dit afin d'éviter les mentendus. Certains mots sont plus faciles à entendre ou à lire sur les lèvres que d'autres.
* Soyez patient!

Vécu du malentendant Source
* La perte auditive, c'est d'abord connaître un défaut de communication qui induit de la part du malentendant un processus de désengagement. C'est aussi dans le vécu familial, trouver un équilibre entre la sur-protection et le "faire comme si cela n'existait pas".
* Toute personne victime d'un handicap se trouve dans un sentiment d'infériorité qui amène au repli sur soi.
* Pourtant dans la malentendance il faut éviter de renoncer, il faut essayer de s'accrocher...

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Saint-Valentin, fête déprimante par excellence!


[Vieillerie]


Si on me demandait de citer la pire fête de l'année, sans hésitation, je réponds la Saint-Valentin. Oui, bon, réponse typique de n'importe quel célibataire lambda. J'avoue, le célibat me pèse. Rien de plus cruel que de voir des couples le 14 février qui passent de bons moments ensembles.

Et là, je me demande... suis-je un cas désespéré?! Ou alors je ne sais pas me contenter de ce que j'ai?
Bon, d'accord, j'ai des goûts disons, hors norme, à commencer par préférer les plus vieux qui ne me regardent même pas. Et puis cette manie de préférer les grands... Comme dirait quelqu'un de ma connaissance (qui aurait pu être un ex si je lui avais dit "oui"!) "De toute façon, c'est chiant l'amour, c'est jamais réciproque". Et là, je ne peux qu'approuver. Pourquoi les mecs à qui je plais ne me plaisent pas et vice-versa? Pourquoi tout n'est pas beau tout rose comme dans les films? Pourquoi je ne rencontre pas quelqu'un comme ça, par hasard, au coin d'une rue?! Suis-je vouée à avoir des relations de courte durée pendant toute ma vie?

Il faut bien dire que si le côté "sentimental" était réglé, ça résoudrait déjà pas mal de problèmes de mon côté. Le Dieu de l'amour est bien cruel... Ou si encore j'avais le courage d'écrire aux mecs rencontrés par hasard sur les salons ou autres et de qui j'ai choppé les coordonnées!

Ah là là, à me relire, on croirait que c'est une gamine de 14 ans qui parle... Déprimant, n'est-il pas? Je vais arrêter là les dégâts, et ne pas m'étaler dessus. C'est assez déprimant et pitoyable comme ça.

Donc, question du jour : Attendre, me faire none ou changer de bord?!

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Mim


[Vieillerie]


Bon, puisque j'ai parlé du 13 mai 2006 et de la fameuse inondation, autant parler aussi du 14. Heureusement moins glauque que la veille.

Par un beau dimanche de mai, alors que certain(e)s se lamentaient sur les résultat de la colère du Dieu de la météo et du destin poisseux qu'on leur avait réservé, trois petits fauves sont nés, quelque part dans un coin paumé de campagne. Trois soeurs, deux tricolores et une noire tâchetée marron.

Le 12 juillet, Audrey (la seule, l'unique, la best) m'a donné rendez-vous à Auber pour me donner l'unique rescapée (les deux autres étaient parties, on ne saura jamais ce qui leur est arrivé). Toute mimi au fond de son carton, mais totalement apeurée. Je n'avais jamais eu de chat auparavant, seulement un chien qui était mort dix ans auparavant, quelques poissons qui servaient plus de décor qu'autre chose, et quelques phasmes qu'on nous distribuait au labo de sciences (ben quoi?!).

De son surnom Mim (ou Mimi, ou Mimounette, ou Sac à puces, ou Patapouf, ou L'emmerdeuse... le tout selon les inspirations)(son nom de baptême étant trop long et n'étant utilisé que sur son carnet de santé!), le petit fauve nous a adopté rapidement. Côté litière et côté "je ne fais pas mes griffes sur les murs", on n'a eu aucun problème. Par contre, les plantes étaient déterrées régulièrement et Mim arrosée régulièrement sous des hurlements sermonneurs. Mon père ne voulait pas de chat, mais bien entendu, il a craqué en la voyant...

Il faut avouer qu'elle est parfois bizarre sur les bords. Premier exemple : elle aime prendre des douches avec moi. Tout au moins se prendre quelques gouttes d'eau et me tenir compagnie sur les rebords de la baignoire. Deuxième exemple : elle aime le dentifrice. Je ne comprenais pas pourquoi je ne retrouvais jamais ma brosse à dents à sa place, jusqu'au jour où j'ai vu Mim qui la mordillait et léchait le reste de mon dentifrice dans le lavabo. Sinon, il faut la voir foncer comme une dératée dans les escaliers (et se casser la gueule au passage). Bref, un chat adorable.

En novembre, elle a eu ses premières chaleurs. Mémorable. On aurait cru qu'elle avait une patte cassée tellement elle gémissait! Donc, décision prise, la faire stériliser.
Le 9 janvier, je l'emmenais à Maisons-Alfort. Parfois, on se demande si elle n'est pas née le 13 et non le 14 quand même :/ L'opération n'a pas eu lieu, on m'appelle pour dire qu'elle a fait un arrêt respiratoire (on n'aurait pas dit qu'elle avait frôlé la mort, sachant qu'un jour plus tard elle faisait à nouveau la tarée). On lui a fait passer des examens et tout, mais on n'a rien trouvé. Bref, semaine suivante, rebelotte, elle passait à nouveau sur le billard, mais avec assistance spéciale, dans une salle spéciale etc. Elle a à nouveau fait un arrêt respiratoire, mais a quand même été opérée.
Les deux semaines qui ont suivi ont été catastrophiques. Elle était agressive, mordait, griffait, crachait. Il faut dire que sa collerette l'emmerdait (à tel point qu'elle a réussi à s'en débarrasser une fois). Le jour du retrait des fils, elle a eu droit à un joli "mauvais caractère" sur ses notes d'observation. Mais depuis, elle est adorable (sauf là, tout de suite, elle m'emmerde et veut taper des trucs sur mon clavier).

Bref, elle a beau nous faire du soucis, casser plein de trucs, nous emmerder, on l'aime bien quand même notre petite Mim! :)

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