Exorciser mes vieux démons...

:)


[Vieillerie]


Juste parce que tout le monde s'en fou. Juste parce que c'est trop rare. Juste parce que j'ai envie de m'en souvenir. Juste parce que j'ai envie de changer des articles déprimants.

It was a good day

(malgré le film pourri, malgré mon mal de crâne, malgré ma grande fatigue, malgré la réponse négative à l'une de mes demandes de stages, malgré ma cuisante défaite au président, malgré que je me sois goinfrée, et malgré Alex qui est toujours aussi con).

Merci Martin, Jérôme, Audrey et Eric :)

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Ce soir, je suis Colombienne


[Vieillerie]


« Bon sinon, pour ne rien arranger, je crois qu'on est parti pour avoir un président qui foutra la plus grosse merde de l'histoire de France pendant 5 ans. C'est décidé, je demande l'asile politique en Colombie à partir de dimanche 20H :p »

Bon, ben comme à priori c'est Kaposi qui sera président, je prépare déjà mes demandes de visa pour la Colombie. Ca peut pas être pire, hein... :/

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L'article qui suit est déprimant.


[Vieillerie]

Pour les éventuelles personnes qui suivent régulièrement ce blog, vous me direz... ça ne change pas de d'habitude. Certes.

Je déprime depuis trop longtemps. Depuis que j'ai 16 ans en fait (disons qu'avant je ne m'en formalisais pas), et mon mal-être n'a fait que s'amplifier. Je me disais qu'un jour la chance tournerait, que peut-être le Dieu du bonheur se tournerait-il enfin vers moi, m'apporterait un peu d'espoir, un peu d'amour (un peu d'je t'aime lalaliiii), un peu de ce qui fait qu'on se lève le sourire aux lèvres avec l'envie de profiter pleinement de la journée. Ben non. J'ai perdu tout espoir, je continue à survivre, jusqu'au jour où j'en aurais plus qu'assez de cette existence de merde. Jusqu'au jour où je me dirai que plus rien sur cette foutue planète justifie que je lui porte encore attention. Je ne peux même plus penser à des moments heureux, ils se ramènent toujours à d'autres moments que je préfèrerais oublier. Tout est lié, tout. Ca me fait mal de penser, alors je ne pense plus. Je me couche très tard, histoire d'être suffisamment crevée pour m'endormir tout de suite et que ces fichues insomnies ne me fasse pas méditer sur ma triste condition. Histoire de ne pas faire de rêves ou de cauchemars (en tout cas ne pas m'en souvenir le lendemain matin). J'essaye de m'occuper tout le temps, histoire de ne pas avoir un seul moment pour ruminer mes sombres pensées.
Et puis il y a des jours où tout explose. Où je pleure comme une madeleine pendant 3 heures non stop à faire pâlir les gens de mon entourage. Ils ne peuvent pas comprendre. Ce soudain pétage de plombs, ils s'imaginent que quelque chose s'est passé et que je ne vais pas bien. Mais je n'ai jamais été bien, et si je n'avais qu'un seul souci, je serais la fille la plus heureuse du monde.
De cette survie s'ensuit un total désemparement, une envie de fuir tout et tout le monde, de se désintéresser de tout ce qui m'entoure. Et même quand on me propose de sortir, je trouve des excuses pour ne pas y aller alors que je sais que ça me changerait les idées (et je boude quand on me propose pas, allez comprendre...). Mais non, cercle vicieux. Même les bonnes soirées sont déprimantes car empreintes d'autres soirées que je voudrais rayées de ma mémoire. Je n'aime plus mes études, je n'aime plus sortir en groupe, je n'aime plus rien. Je me trouve nulle partout, inutile. Je me replie sur moi même, je ne parle plus de moi et j'ai continuellement ce visage refermé et triste. Et j'en ai marre. Marre de souffrir.
Il y en a qui vont dire que je n'ai pas à me plaindre : j'ai un toit, suffisamment d'argent pour vivre, deux jambes, une famille (à peu près) normale, un physique dont je ne me plainds pas (trop), je n'ai pas de saleté de maladie incurable, je vis dans un pays où je peux (encore) dire ce que je pense etc... Ils me diront d'aller voir un psy histoire de me calmer. Oui, et bien non. Si c'était aussi facile, il y a longtemps que je l'aurais fait. Mon mal-être est inscrit en moi, et je crois qu'il ne me quittera pas.
Merci la vie pour ton précieux cadeau... Comme dirait Gaëlle "Fais chier la vie autant qu'elle te fait chier". Ben pour ce qui me reste à vivre, je ne vais pas me gêner.

Vivement une potentielle journée à 4 étoiles.

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Parce qu'on a toujours eu envie de le dire...


[Vieillerie]


Comme tous les jours de merde, ça commence par des petits riens, et puis ça s'amplifie.

Ca commence par un réveil "en douceur" à coups de marteaux qui te vrillent le crâne. Ensuite vient l'heure de rater son RER. On arrive à la bourre. On ressort une minute après son arrivée à cause d'une bouffonne qui te prend la tête. On traine une heure dans Paris, sous un soleil de plomb, les larmes ne cessant de couler, à maudire l'autre connasse et toutes les merdes du moment. On se fait rembarrer à la Porte de la Villette parce qu'on a pas de billet. On retourne à l'école, après grand renfort de PQ pour essuyer ses larmes et son nez qui coule. Et là, l'autre blondasse qui me sort "On ne te comprend pas, t'as un problème". Egocentrisme, quand tu nous tiens. Bien sûr, elle parle au nom de tout le monde, et bien sûr elle a remarqué ses propres problèmes. Grosse niasse. Alors pour les pourparlers, c'est raté. Se faire insulter direct alors qu'on a réussi à se calmer, c'est le bouquet. Je lui sors un "ta gueule". On sort, nouvelle crise de larmes. Et on attend que le temps passe. Une heure, deux heures, trois heures. Quelques personnes défilent pour me demander si ça va. Bernard va voir le directeur pour lui parler des problèmes de tension et d'entente dans le groupe, et puis vient me voir. Comment me calmer? Je rumine ma rage. Après l'autre pouffiasse qui veut tout diriger, qui veut toujours avoir raison, avec qui on ne peut discuter, qui retouche tout le travail des autres, qui se fout des autres et ne pense même pas qu'elle puisse faire du mal. On a l'impression que je pleure rien que pour ça. Rien que parce qu'on m'a piqué mon boulot. Mais non, c'est juste la petite goutte qui fait déborder le vase.
17H. L'heure du mailing, l'heure de me changer les idées. Sauf que l'autre conne s'était inscrite aussi. Super. Aucun mot échangé entre nous. Je fais mon boulot, je me calme. Mal de crâne épouvantable. Envie de ne plus exister. J'en peux plus.

Alors, parce qu'on a toujours eu envie de le dire :

TA GUEULE
 

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Et pendant ce temps...


[Vieillerie]


Alors voilà, pendant que deux énergumènes se disputent la voie de la présidentielle (devant quelques dizaines de millions de téléspectateurs agglutinés devant leur télé), suscitant de nombreux débats de la part de leurs fans (et autres moins fans, on peut pas toujours être adoré dans la vie hein), que des étudiants se font flinguer aux USA à cause d'un type pas très net qui trouve que tuer c'est rigolo, qu'un ancien président russe se fait enterrer sous les blablas habituels "on le regrettera etc...", et bien il y en a qui se demandent à quoi ça sert de vivre. Ma vie du moment est à peu près aussi active qu'un paquet de lessive concentrée.
Nan, nan, je ne fais pas à nouveau ma crise existentielle, mais soyons francs. La vie de nos jours devient une véritable merde, on passe plus notre temps à souffrir qu'à en profiter.

Bon bref, tout ça pour me lamenter sur mon propre sort alors que je ne suis pas non plus la plus à plaindre (quoique je passe juste après les pauvres n'enfants du tiers monde... bah quoi, pourquoi vous me regardez méchamment?!).
Allez, voyons les choses positives dans ce monde de brutes. Euh...
Tiens, le soleil! Il fait beau, les zozios chantent et tout, on bronze, toussa. Oui, enfin... quand on reste enfermé toute la journée dans une salle glauque avec la clim à fond à faire de l'anim sur des PC qui buguent, c'est pas top.
Bon sinon euh... le ciné alors?! On exceptera Spiderman 3 qui est une exceptionnelle daube, et aussi l'autre con qui avait des mains baladeuses, l'autre bouffeur de pop-corn bien croustillants et celui (ceux) qui faisai(en)t que de parler.
Les z'amis? Allez, en cherchant bien... A part ceux qui sont en stages, ceux qui ne répondent pas au téléphone, ceux qui travaillent (disent-ils) et ceux dont on a même oublié à quoi ils ressemblent, y'a ptetre quelqu'un qui reste... Ouais bon euh, positivisme suivant...
Le boulot! Que c'est gratifiant de voir que le travail qu'on me commande, expédié rapidement, baclé et nul à souhait plait au client! Le pire c'est que c'était sincère. Alors soit z'ont des gouts de merde, soit je me sous-estime... Par contre, c'est pas top comme sujet de conversation, quand on sait tout le travail que j'ai en retard et toujours pas de stage... Scrogneugneu... (et accessoirement toujours pas été payée de mes 3000 euros... merci le Comptoir).

Conclusion : On n'est bien que sous la couette.
(Quoique c'est moins bien quand on est tout seul)
(Positivisme, quand tu nous tiens...)

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