Lorsque je me suis couchée, les yeux totalement humides et une migraine épouvantable me vrillant le crâne, je me suis dis que la journée à venir serait pourrie. Lorsqu'en plus j'ai réalisé qu'on était le 13, je me suis dis que oui, effectivement, ce mardi serait plus que pourri. Je regardais les minutes défiler, puis les heures, ressassant bien entendu dans mes pensées ce à quoi il ne faut pas penser. J'ai failli me lever pour aller chercher une écharpe et me bander les yeux afin d'atténuer ce fichu mal de tête, mais mon corps était totalement amorphe et incapable d'esquisser le moindre mouvement. J'ai vu 6:00, puis 6:05, puis 6:10 avec les deux points qui me narguaient en clignotant sur mon plafond, puis j'ai du finir par m'endormir quand même.
A 14H, mon téléphone a sonné. Et je me suis réveillée. J'ai du lâcher un "merde" de complaisance, maudissant celui ou celle qui se permettait de m'ôter de ce doux coma onirique (quand je dis "doux", comprenons bien qu'il ne devait pas être si paisible que ça vu l'humidité qui imprégnait mes joues). Et j'ai réalisé que je me maudissais moi même. Abricot sonnait (Je viens d'inventer un nom à mon portable ; Un fruit, bien entendu, pour rester dans la lignée des Pom et des Cerise... J'assume ma niaiserie), non pas pasqu'une personne bien intentionnée m'appelait pour prendre de mes nouvelles, ni même pasque ma boss voulait m'engueuler pour ma lenteur, ou bien pasque maman Mona me souhaitait une bonne journée
1... mais pasque j'avais mis un fichu rappel dans mon organiseur. "Jean-Edouard
2 17h30"
Putain de bordel de merde.
Je l'avais oublié lui.
Vous pensez que je me suis levée précipitamment, pour me laver, m'habiller etc... pasque oui, il est quand même 14H. Et bien non, j'ai décidé de finir ma nuit en bonne et due forme et j'ai sommeillé pendant une petite heure, jusqu'à ce que je me dise que là, quand même, je faisais très loque humaine.
Je me suis donc rendue dans la salle de bain, j'y ai croisé un zombie aux cheveux rouges qui bizarrement faisait les mêmes gestes que moi. Une petite douche, un petit coup d'anti-cerne et le zombie disparaitraît miraculeusement.
Je commençais à peine à me détendre sous la douche, je m'apprêtais à me savonner et sentir bon la mûre lorsque ce qui devait arriver par un mardi 13 arriva : l'eau coupa.
Putain de bordel de merde (bis).
J'ai attendu, pendant deux minutes, comme une conne avec mon pommeau de douche dans la main et actionnant les robinets de l'autre. Sans succès. L'eau aurait pu couper APRES que j'ai pris ma douche. Non, il a fallu que ce soit PENDANT. Estimons-nous heureux, on n'était pas vendredi 13, et ce n'est pas arrivé alors que j'étais toute moussante de mûre.
J'ai du lâcher un "merde" de complaisance, avant de sortir en m'enveloppant dans une serviette. J'ai croisé un zombie qui tirait la gueule et qui était en train de sentir ses sous de bras. Après avoir encore testé une dizaine de fois le robinet, j'ai finalement attrappé des lingettes intimes et je me suis lavée avec. Et j'ai béni l'inventeur des lingettes sur 50 générations. Je ne sentais peut être pas la mûre, mais je fleurais bon quand même les lingettes Vania Kotydia Fresh (fraicheur longue durée) (testé dermatologiquement) (sans alcool). J'ai appelé papa Mona pour lui demander si c'était normal la coupure d'eau. Non, ce n'était pas prévu. Il m'a dit d'aller voir notre cher voisin adOOOré pour savoir s'il avait le même problème que nous, mais j'avoue que j'avais plutôt la flemme. Et puis je m'en fou, j'avais mes lingettes.
J'ai réalisé que l'eau, c'était quand même aussi utile que du PQ en Egypte en cas de turista. Je veux dire, en cas de coupure de courant, on s'éclaire à la bougie, on fait cuire ses plats dans une poêle au lieu d'utiliser ce bon vieux micro-onde, on se passe d'ordi et de télé, on recharge son portable sur les prises USB du boulot, on se réveille le matin avec son portable. Mais une coupure d'eau c'est grave. On ne peut plus se laver, ni tirer la chasse, ni se faire cuire des pâtes, ni arroser les fleurs qu'on aurait dû arroser déjà depuis une semaine, ni asperger le matou quand il nous fait chier ou qu'il bouffe les tapisseries de mémé, ni éteindre l'incendie causé par une bougie rouge (très utilisée en magie noire).
Bref. Je suis partie quand même, laissant ma pauvre demeure sans eau.
A 17h30, j'étais avec Jean-Edouard. Je tiens tout d'abord à préciser que Jean-Edouard n'est pas un beau mec jeune et sexy d'un mètre quatre-vingt-six ayant des millions sur son compte en banque. Non, Jean-Edouard est un prof qui ne remplit les précédentes conditions que par le terme de "jeune". D'ailleurs, il ne vit pas dans le XVIème mais le XIXème et que même ça le fait chier les grèves demain (oui, je suis au courant de là où il habite, et alors?!). Et je devais voir Jean-Edouard, non pour un rendez-vous galant en tête à tête (je vous vois venir, hein...), mais pasque on devait bosser. Oui, parfaitement.
J'étais donc avec Jean-Edouard, dans une salle AVID au fin fond de mon ancienne école. Il m'a raconté les derniers évènements, les derniers achats inutiles de l'école, les derniers trucs super hype et les nouvelles normes (les films seront diffusés en HD, vous vous en foutez?). On a parlé de mon non-boulot etc etc... Et on a bouclé ce fichu film qui traînait depuis 3 plombes. La classe. J'ai aussi dû renseigner une pauvre Première année sur les besoins impératifs de filmer sur un fond bleu niquel si elle ne voulait pas être maudite par la génération qui nous avait remplacée. J'ai pris soin de ne pas croiser de visages connus, et j'ai essayé de ne pas penser (sans succès) à Monsieur Psychose qui avait lui aussi hanté ces lieux autrefois...
[Intermède] Monsieur Obsession a refait surface. Je me rends compte que je suis réellement et doctoralement
3 désobessionnée de lui, moi qui quelques temps plus tôt, ne pensais pas cela possible... Hum... Cela voudrait dire qu'une dépsychosation existe? Pourquoi je n'y crois pas? [/Intermède]
Alors que Jean-Edouard était parti fumer sa clope, j'ai commencé à réfléchir ce que j'allais faire de ma soirée. Qui j'allais appeler et tout pour ne pas finir comme une associable avec mon chat devant un DVD.
Non, je n'ai pas fini ma soirée avec Jean-Edouard (faites pas cet air innocent, je vous connais, hein!).
Et mon portable a sonné pour un ciné à 21H. J'avais déjà vu "Jane", mais c'est pas grave. Tant que je sors et que je vois des gens (et tant que j'ai ma carte UGC illimitée aussi, faut pas déconner), je m'en fou de revoir un film.
Après le boulot avec Jean-Edouard, je suis rentrée chez moi. J'ai constaté avec bonheur que l'eau était revenue (et j'ai eu l'explication de la coupure aussi... des cons faisaient des travaux et avaient eu besoin de la couper... sans prévenir, bien entendu). Et je suis aussitôt repartie.
Putain de grèves de merde qui commencent les veilles de grèves officielles. Ce qui devait arriver arriva : Je suis, comme à mon habitude, arrivée à la bourre.
Au final, on a vu "Stardust". Un beau navet qui se laisse bien regarder. Je n'ai pas fini ma soirée dans les bras d'un quelconque beau mec (ce n'est pourtant pas ce qu'il manquait ce soir là, mais Martin a toujours la mauvaise manie de ne ramener que des homos et/ou maqués). J'ai choppé mon RER sans problème, je ne me suis pas fait agresser.
Bref. Ce qui, à la base devait être une journée absolument merdique s'est quand même pas trop mal passée. Par contre, il y a un moustique qui me tourne autour depuis tout à l'heure, et mon opinion sur la journée risque fort de changer s'il décide de goûter à ma délicieuse chair...
1. En fait ça me rappelle que maman Mona m'a réellement envoyé un message vers 9h pour me dire de remettre au frigo son repas qu'elle avait oublié, mais je me suis rendormie de suite, laissant son repas moisir sur la table.
2. Le prénom a été changé. J'avais envie.
3. Celui qui trouve d'où vient cette expression qui fait partie de mon langage courant gagne un bisou sur le front.
[Et sinon,
l'article de Brigitte est en cours de rédaction. C'est que ça prend du temps d'être médisant sur des grognasses blondes qui respirent la joie de vivre...]
[Commentaires]
Le mercredi 14 novembre 2007 à 11:35, par Thinredline :Y'avait un nom spécial dans le jargon psychiatrique pour désigner le phobie du chiffre 13... *wikiiiii* "triskaidékaphobie", ça fait tordu comme pathologie ça, ça te va bien =p
Et pour la grève, chez moi elle a commencé dans la matinée, la SNCF a joyeusement supprimé deux RER, et ça, c'est pas cool, surtout quand il fait 2° et qu'il n'y pas de chauffage d'extérieur sur les quais... [maintenant j'ai la crève, bande de crypto fascistes bouffeurs de salsifis >_<]
En général, ma journée de merde c'est pas le 13 mais le vendredi, et manque de bol, il y en a un toute les semaines...
Le mercredi 14 novembre 2007 à 12:03, par Brigitte :
Ha ça me fait plaisir que tu es retenu mon sujet d'article, et moi j'aime bien lire des articles médisant sur les gens (même que je ne connais pas). Oui je dois être une salope dans l'âme, mais j'assume.
En tout cas mis à part la coupure d'eau, ta journée n'était pas si horrible que ça, mais c'est vrai que privée d'une bonne douche peut gâcher une journée.
Le mercredi 14 novembre 2007 à 22:39, par Aleks :
Nan, j'y avais pas pensé du tout, à la soirée qui finissait avec Jean-Edouard... D'ailleurs, avec un prénom pareil (jte signale quand même que c'est le type qui s'est tapé Loana devant la France entière, hein), on y était pas du tout incité.
Tsss...
Le jeudi 15 novembre 2007 à 1:37, par pik :
C'est vrai que les mecs homos et/ou maqués sont les plus beaux et les plus intelligents, c'est la classe que d'en être entouré! ^^ (hum...)
Le jeudi 15 novembre 2007 à 2:07, par Dd :
y'en as qui se la pète! Quoi que t'as pas tord, salop ;)
Le jeudi 15 novembre 2007 à 2:12, par Mona :
Thinredounet -> C'est pas moi qui suis tordue, c'est mes lecteurs!
Aleks -> Ouais, je sais, j'ai même failli mettre une photo de lui pour illustrer l'article, après avoir tapé "Jean-Edouard" dans Google Images :D Mais j'aurais pu mettre Jean Charles aussi hein! :p
Pikouse -> Ouais ben la prochaine fois, ramène moi un bel hétéro. Me dis pas que t'en connais pas quand même! :p ... Et j'oubliais de préciser, mais cela va de soit "célibataire" ^^
Thinredounet -> Je passe de Momo la banlieusarde à Monanounette? C'est radical! ^^
Elise -> C'est ma piaule qui est surchauffée. Mon PC tourne toujours (non, je ne suis pas une geek, c'est juste que j'ai la flemme de l'éteindre et qu'il me sert de chauffage) (et tant pis pour les économies d'énergie!). Ceci dit, je sais pas où le moustique est passé. Il a essayé de m'agresser deux fois et a pas trop du apprécier mon coup de DS sur la tronche.