Exorciser mes vieux démons...

Petit manuel pratique à l'usage du Dublinois (2ème partie)

Deuxième chapitre : L'art de se fondre dans la masse


Si vous ne voulez pas passer pour le gros touriste de base, il est nécessaire de connaître les styles vestimentaire et capillaire de nos amis les Irlandais. Déjà, vous commencez par oublier le gros appareil photo, le bob et les grosses capes de pluies jaunes. Vous éviter d'aller acheter vos chapeaux verts de lutin avec des nattes rousses qui dépassent.

Passons maintenant à ce à quoi vous devez ressembler. Gros relooking en perspective.

 
I. Comment ressembler à une Dublinoise


Dans l'imaginaire collectif, une Irlandaise, c'est une rousse frisée aux yeux verts, habillée en vert façon lutin avec une pinte de Guinness à la main.
Que nenni, Méssieudames. Désolée de vous décevoir, mais pas à Dublin, en tout cas.

Alors pour les fringues, vous avez le choix entre :
- Les joggings roses pétants,
- Les trucs colorés flashy et dépareillés (J'ai pas d'image, mais si vous connaissez "Sugar Rush" (oui, j'assume, j'adore cette série), ben les vêtements de Sugar, ça donne un bon aperçu),
- Les trucs mini mini mini et les hauts moulants et/ou décolletés.
En fait, habillez-vous n'importe comment, ça fera illusion (Ca devrait vous donner des idées. Y'a des trucs particulièrement chelou dans le tas).
Vous voyez "Ugly Betty" (oui, j'assume, j'adore cette série)? Ben à côté, Betty elle est bien fringuée.
Le soir, quand vous vous baladez dans Temple Bar, c'est tenue mini exigée. Vous en faites pas pour le froid, vous pourrez vous réchauffer en dansant sur les tables des pubs.

Pour la coiffure, il faut avoir un peu d'imagination :
- Soit c'est du blond pouffiasse-barbie très faux (si on peut voir quelques racines noires, c'est encore mieux),
- Soit c'est un mélange étrange entre blond, brun, noir,
- Soit c'est une coupe de cheveux de rebelles des années 80 façon punk (véridique, et y'en a pas qu'un peu).
A noter qu'une coupe de cheveux chelou fera l'affaire. Si vous êtes rousse, surtout colorez-vous d'une autre teinte.
 
Les chaussures seront de préférence surprenantes et colorées. Les trucs à carreaux ou avec des motifs sont privilégiés.

Ne pas oublier bien sûr le maquillage (environ 1/2 boîte de fond de teint quotidiennement) à utiliser avec des gants de boxe. Plus c'est voyant, mieux c'est.

Pour adopter l'attitude d'une collégienne-lycéenne Dublinoise, il faut se comporter comme nos Françaises hormonées en puissance 4. Avec des cris hystériques de groupie, des rires aigus de cochons qu'on égorge et des chants approximatifs sur la musique qu'elles font bien entendu écouter à tout le monde.

Pour ressembler aux Dublinoises ayant dépassé l'âge ingrat, le sourire et la gentillesse sont de rigueur. Et on abandonnera les habits de clubbeuses.

Bon, en vrai, en cherchant bien, on peut trouver des jolies lutines rousses.
Je pense.
 
 
II. Comment ressembler à un Dublinois


Là, ça va être très simple : Soyez simple.
(Non, z'êtes pas obligés de ressembler à Colin Farrell)

Alors que je vous explique la simplicité.
Oubliez les coiffures tecktoniks et autres aberrations de la nature. Si vous êtes roux, c'est encore mieux. De ce que j'ai vu, la population de rousseur masculine est plus élevée que son homologue féminine. Et rien ne se démarque dans leur façon de s'habiller, si ce n'est que j'ai pas vu de mecs en slim.

Oui, le Dublinois de base est plus attirant que le Parisien de base. Désolée, hein.

(D'ailleurs ça se voit, depuis que je suis passée en network "Ireland" sur Facebook, j'ai plus de grosses horreurs sur "Are you interested?" :p)


(J'ai eu un mal fou à trouver des photos de rousses frisotées. J'ai même du trainer sur des sites de rencontres... Monsieur coloc qui s'endort sur des sites bizarres doit penser que je suis lesbienne maintenant)
(Je tiens à remercier tous les Skyblogs pour leurs supers photos)
  

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Petit manuel pratique à l'usage du Dublinois (1ère partie)

Premier chapitre : Les transports

I. Le bus

Les bus à Dublin se définissent comme tels : Grands, jaunes, jamais à l'heure, chers, contraignants... mais tellement utiles... Reconnaissons quand même deux grandes qualités : D'abord, les chauffeurs de bus sont aimables, eux, au moins. Et puis y'a des "Lana Bus", très pratiques quand y'a des embouteillages et qu'on peut passer outre!

Règle N°1
: Prendre son mal en patience. Des fois, faut attendre longtemps, et c'est pas Oscar qui a posé pour la photo qui me contredira.

Règle N°2
: Quand enfin, hallelujah!, notre cher bus se pointe enfin, faire un signe à Monsieur le chauffeur de bus. Pasque sinon, Monsieur le chauffeur de bus nous snobbe superbement, et c'est parti pour 50 heures d'attente supplémentaire.

Règle N°3
: Ne jouez pas les héros! Vous croyez que vous arriverez tout seul comme un grand à descendre là où il faut? Détrompez-vous! Même moi qui pourtant commence à avoir l'habitude, je loupe régulièrement mon arrêt. Demandez dans votre meilleur anglais à Monsieur le chauffeur de bus de vous prévenir gentiment quand descendre. Surtout que, sachez bien, le nom des stations n'est pas inscrit à tous les arrêts. C'est folklo, c'est moi qui vous le dis.
- Ouais, alors tu repères l'arrêt "Michael Church, et tu descends 4 stations après, ok?
- Euh...
- Ok, demande au chauffeur.

Règle N°4
: Ne filez pas vos 20 centimes aux mendiants, vous le regretterez. Pasque pour acheter un ticket, il faut avoir le montant exact. Z'avez pas de monnaie? Ben tant pis, mon brave Monsieur, démerdez-vous.

Règle N°5
: Ne descendez pas les escaliers de l'étage pendant un virage. A moins que vous tourniez un film intitulé "Orangina". Et encore, je vous conseille des cascadeurs dans ce cas-là.

Règle N°6
: Munissez-vous de la carte du globe-trotter (aussi appelée carte de bus). Apprenez à la lire aussi. Ce sera très utile pour trouver où se trouve le bus N°77A. C'est pas le B ni le C, c'est le A. Merde.

Règle N°7
: On dit "Hello" au chauffeur quand on monte et on dit "Thank you" quand on descend. Un peu de civilité, s'il vous plait!

Bon plan
: Le bus, ça coûte la peau de l'arrière-train. Il n'y a pas de contrôleur, certes, mais Monsieur le chauffeur de bus vous surveille du coin de l'oeil. Vous vous direz, merde, mais comment je gruge moi? Vous pensez peut être trafiquer votre carte en changeant les dates d'expiration et faire genre "Oh, la machine elle déconne, elle refuse ma carte!"? J'ai testé, ça marche pas, pasque Madame la machine, c'te garce, écris en gros "EXPIRED" sur votre carte. Ca passe moyen pour la gruge.
Rassurez-vous, il existe un moyen pas très légal mais qui marche parfaitement (en tout cas si vous paraissez jeune... 'scusez-moi, les vieux, mais ça passera moyen). Vous achetez vos tickets hebdomadaires chez les genre supérette-tabac, au lieu de les acheter dans les grands centres de bus. Et vous demandez le tarif étudiant. Ils vous feront pas chier à vous demander votre carte de transport, eux, au moins. Et vous économisez quand même 5€ par semaine. 18€, c'est déjà bien assez...

Phrases supers utiles
:
- Can you say me when I have to get off the bus, please? (Cane you sèye mi ouène aïe ave tou gète ofe ze bousse plize) (Oui, je rappelle qu'à Dublin, bus se prononce "bousse"!) -> Pouvez-vous me dire quand je dois descendre du bus, s'il vous plait?
- Can you move your ass so I could seat here, please? (Cane you mouve your asse so aïe coulde site ire plize) -> Auriez-vous l'obligeance, s'il vous plait, de vous décaler, afin que je puisse asseoir ma carcasse fatiguée?
- Can you push the button, please? (Cane you pouche ze beuttone plize) -> Pouvez-vous appuyez sur le bouton, s'il vous plait? (Sous-entendu "Je descend à la prochaine, gros naze, alors dégage de mon chemin").

 
II. Le DART
 
Le DART, c'est le RER local. Il coûte aussi la peau du cul, mais il est beau, il est tout beau tout vert, tout propre, et il est très utile si on veut aller se dorer la pilule sur les bords de mer. Oscar nous montre encore bien sur la photo ce que c'est "Waiting for the train". Ouais, les bus, les DART, même combat.

J'ai testé qu'une fois le DART, je ne suis donc pas une experte en la matière, mais la fois où je l'ai utilisé en tout cas, il n'y avait pas de contrôleur. Pour le cas où y'en a, je vous confie quand même le bon plan façon Mona si vous allez à Howth.
Prenez un ticket pour "Howth Junction". C'est pas Howth, mais ça coûte moins cher. Après, usez de votre nationalité et de votre accent de merde pour faire genre "Oh, merde, je croyais que c'était Howth!". Pensez quand même, si vous êtes une fille, à mettre un décolleté pigeonnant. Ca peut s'avérer utile, on sait jamais.

Quoiqu'il en soit, le DART a beaucoup plusse la classe que notre RER local, ça pue pas, et y'a pas d'étiquettes de lapin tout rose crétin qui se coince les doigts dans les portes.
 

III. Le Luas

Me demandez pas comment ça se prononce, j'en sais nada. Dites le tram, ça passera très bien (ze twaaaam). Bon, comme tout transport à Dublin, Monsieur le Tram est cher. Mais au moins est-il plus simple à prendre que DART et bus.

Si vous êtes un honnête citoyen, ne soyez pas effrayé par la machine quand vous lui achèterez un ticket. Elle beugle. D'un autre côté, si on oublie sa monnaie et son ticket, faut être sourd du coup. A noter que Madame la Machine accepte les billets. Et rend la monnaie donc. Au moins quelqu'un d'honnête.
Je signale au passage que quand on demande du change à quelqu'un, on ne dit pas "Do you have change?", mais "Do you have money?". Sinon votre interlocuteur vous regardera bizarrement. Non, je dis ça pasque je n'avais pas de super manuel pratique à l'usage du Dublinois, et je ne savais pas que Madame la Machine acceptait les billets. Voilà, c'est tout. Arrêtez de rire.

Si, comme quoi, vous n'êtes pas un honnête citoyen, ben voyagez gratuitement. J'ai jamais eu de contrôleurs, mais j'ai toujours mes anciens tickets de Luas sur moi, pour faire genre "Putain, merdasse de chiottes, je trouve plus mon ticket". Pareil pour les filles, décolletés pigeonnants, mini-jupes, toussa, toussa...
Le pire qui pourrait vous arriver normalement, c'est de subir les regards noirs des honnêtes citoyens qui voient que vous n'achetez aucun ticket. Snobez-les.


IV. Les taxis

Ca coûte cher. Nan mais vraiment, quoi. Pourtant, passé 23H30, y'a plus de bus (à part leurs bus de nuit pourris qui passent même pas où on veut). Là j'suis désolée, j'ai pas de bons plans pour économiser. A part rentrer à pieds avec 4 pintes de Guinness dans le sang. M'enfin, c'est vous qui voyez. L'avantage, c'est qu'on peut prendre un taxi n'importe où, suffit de faire un salut façon Nazi et hop, c'est parti.


V. Les voitures
 
Je tiens à rappeler que les voitures roulent à gauche, et que par conséquent, si vous êtes passager, vous montez à gauche. Je dis ça comme ça. Michael se fout toujours de ma gueule pasque je me goure toujours de côté. Les ronds-points s'effectuent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Ne gueulez pas au conducteur qu'il est malade, c'est plutôt vous qui vous ferez interner. La priorité reste à droite par contre. Pour le reste, passez votre code.
J'ai pas encore loué de voiture, je sais pas comment ça fonctionne. Mais ça arrivera quand je partirai en vadrouille dans l'Irlande profonde...


VI. Le vélo

 
Ceci est l'alternative du bus, si jamais vous n'y adhérez pas.
Avantages : Vous passez les embouteillages, vous faites du sport, vous économisez des sous et vous avez le droit d'utiliser les "Lana Bus".
Inconvénients : J'ai pas vu un seul vélo attaché à qui il ne manquait rien, nécessite un bon sens de l'orientation et une bonne endurance.
Perso, j'ai vite déchanté quant à mon idée suicidaire de remplacer le bus par le vélo...

 
VII. Les pieds

Ouais. Aussi.

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J'ai testé pour vous!


[Vieillerie]

Parce que je suis une fille gentille et attentionnée, j'ai envie de partager avec vous un mauvais bon plan.
A savoir l'art de vendre son corps d'une manière néfaste saine tout en étant bien payé.

Ce truc ne s'appelle pas de la prostitution (je vous vois venir), mais ©Dermexpertint.. Par contre, il faut être majeur.

D'abord, ils vous font remplir un formulaire de 600 pages. Avec les questions types du style "Avez-vous des antécédents d'allergie?", "Quel type de brosse à dents utilisez-vous?", "De quelle couleur sont vos cheveux?", "Etes-vous sous traitement hormonal?" "Avez-vous la peau sensible?", etc etc. Bref, ils fouinent au fin fond de votre intimité. A la fin, votre santé et votre mode de vie ne sont plus un secret pour eux. Chaque page doit être paraphée, signée, datée, lue et approuvée, certifiée de par son contenu, nya nya nya, toussa.

S'ensuit une visite médicale. Taille, poids répertoriés. Dos inspecté. Encore des questions sur votre mode de vie, sur vos antécédents familiaux.
Si vous avez franchi cette étape avec succès, vous passez à l'étape suivante.
(L'aventure s'est arrêtée ici pour maman Mona).

Ouf! Après toute cette paperasse et cette longue attente, vient enfin l'heure de la richesse. Ahem.
Vous passez devant une gentille Madame (ou un Monsieur, des fois), qui se fait un plaisir de vous reposer les mêmes questions que ce que vous venez de remplir.
"Avez-vous la peau sensible?" (Regarde mon dossier, grognasse!), "Etes-vous en cours d'étude chez Dermexpert ou ailleurs?" (Je viens de m'inscrire, andouille!), "Acceptez-vous de participer à cette étude malgré les risques qu'ils comportent?" (Mais oui, putain!).

Là, deux choix s'offrent à vous :
- Ils n'ont rien à vous proposer. Merci, en revoir, rappelez-nous.
- Ils ont quelque chose à vous proposer, libre à vous d'accepter ou non les contraintes imposées.

Dans le premier cas, vous devez rappeler régulièrement Dermexpert, espérant qu'un jour vous correspondrez au profil recherché. Des fois, ça prend des mois. Souvent, même.
Dans le deuxième cas, vous êtes tout content. On vous fixe un rendez-vous, on vous donne les dernières consignes ("Pas d'alcool deux heures avant l'étude", "Pas de peau maquillée le jour du rendez-vous"...).

Le jour J, vous vous présentez avec un RIB et un stylo noir (Pas bleu, ni rouge, ni vert à pois rose. Noir. On conteste pas.)
On vous fait à nouveau subir un questionnaire de 600 pages. Vous signez le consentement à la participation de l'étude. Vous passez voir le toubib qui valide ou non votre participation.

Là, deux choix s'offrent à vous :
- La participation est refusée ("Ah nan, désolée, vous ne correspondez pas au profil"). Vous repartez donc dépité, après avoir perdu autant de temps, gâché du papier, sans être indemnisé, et en les maudissant tous sur 50 générations.
- Félicitations! Vous venez de franchir la prochaine étape!

Dans le premier cas, vous devez rappeler régulièrement Dermexpert, espérant qu'un jour vous correspondrez au profil recherché. Des fois, ça prend des mois. Souvent, même.
Dans le deuxième cas, vous êtes tout content.

On vous donne alors les produits d'étude, avec encore 50 millions de consignes. Vous repartez tout content chez vous.
Et là, vous testez leurs produits. Ca peut être des crèmes de soin, des dentifrices, du maquillage, etc etc.

En fonction de votre étude, vous faites plusieurs passages ou non chez Dermexpert. Du nombre de passages dépendra aussi le montant de votre chèque. Tous les jours, il faut remplir un questionnaire (au stylo noir, s'il vous plait) sur le produit testé. Les effets secondaires, par exemple.

Le dernier jour, il vous faudra rapporter le produit testé. On inspectera la région testée, et on vous donnera un formulaire de satisfaction à remplir.

Si vous avez bien rempli toutes les consignes, vous recevrez un beau montant sur votre compte en banque plus tard. Et rebelotte, vous retéléphonez pour savoir s'ils ont une autre étude à vous proposer.

Voilà, j'ai testé pour vous. J'ai commencé en 2004, je crois. En ce temps, Dermexpert s'appelait Aster. J'avais testé des produits de soin, des dentifrices, des machins pour les peaux sensibles. J'ai gagné pas mal de fric. Je n'ai jamais eu de problème du style ma peau qui partait en loque après avoir testé les produits. Le seul effet secondaire que j'ai eu une fois, c'est d'avoir la peau encore plus asséchée après qu'avant l'étude d'une crème pour peau sèche. A part ça, je n'ai jamais eu à me plaindre. Moi, je m'en fou. Tant que je suis payée, hein.

Il y a un an, Aster est devenu Dermexpert. Et c'est devenu une vraie merde. J'ai eu de nombreuses études refusées. La première, soit disant parce que je n'avais pas une peau sensible (je la connais ma peau, bordel!). La deuxième, parce que mon dos est couvert de veines éclatées et je n'ai pas pu participer à l'étude de patch. La troisième, celle de mercredi, parce que j'avais 2 pré-molaires en moins.

J'appelais régulièrement, ils n'avaient jamais d'étude à me proposer. J'ai finalement laissé tomber. Et puis, lundi, ils m'ont appelé, pour une étude dentaire à 380€. Questionnaire habituel. Sauf qu'ils auraient pu demander dès le début combien de pré-molaires j'avais, ça m'aurait évité de me déplacer, de perdre du temps, de remplir des formulaires inutiles, toussa. Le seul point positif, c'est que j'ai revu mon gentil dentiste asiatique qui se souvenait de moi en plus, un an après. Bref, donc j'ai été refusée.

Et sinon, plus globalement, passée la joie de gagner de l'argent sans effort, on se pose des questions. Parce que les études sont totalement faussées. Vous savez, sur les produits, quand ils mettent "98% d'efficacité prouvée", ils ont testé sur 100% de gens sains. J'en sais quelque chose. Maman Mona fait de l'eczéma, ils lui ont refusé l'accès aux études pour ça. Alors que les gens faisant de l'eczéma font aussi partie des gens qui achèteront leurs futures crèmes. Idem pour les patch du dos, il faut avoir une peau parfaite. Pendant les études, il ne faut pas prendre de paracétamol, soit disant pour ne pas fausser les études...

Bon, enfin, si jamais vous voulez vous aussi servir de cobaye, allez voir . Ah, sinon, il y a aussi la version pour tester les médicaments. C'est payé 10 fois plus, mais les contraintes sont vraiment mais alors vraiment chiantes et pour y participer, il faut être vraiment très sain (mis à part ce pour quoi on teste leurs trucs). Moi pour, le moment, je suis dépitée.

[Commentaires]

Le jeudi 20 septembre 2007 à 17:13, par Thinredline :

La seule fois ou j'ai essayé une crème hydratante après un coup de soleil j'ai eu très mal. Un peu comme si on frottait du sel sur la brûlure. Et c'est là que je me suis dit "oh ça doit être des conneries leur 98% d'efficacité" (enfin, avant de dire ça j'ai maudit les mecs qui avaient fabriqué ça sur 50 générations, marabouté leur machine à café et fait du vaudou sur leurs chiens).

Enfin, j'ai eu des allergies, j'ai plus de dents de sagesse, des vaisseaux éclatés dans le dos, des résidus de fractures et de l'hypertension... C'est pas comme ça que je me ferai de l'argent de poche :p

Le vendredi 21 septembre 2007 à 15:33, par Jerome :
Bonne tête ce hamster... :p

Le vendredi 21 septembre 2007 à 23:20, par Mona :
Fatbluecircle-> Ouais là euh... je crois que tu serais refusé d'office ^^ (enfin, après le dossier de 600 pages et les heures perdues à attendre).

Jerome -> Euh... C'est pas un hamster, si?!

Le samedi 22 septembre 2007 à 0:20, par Aleks :
Hmm... j'hésite, j'sais pas pourquoi...

Le samedi 22 septembre 2007 à 10:21, par Thinredline :
Il faudra que je fasse une exégèse du pourquoi de mon pseudo un jour ;p

Le dimanche 23 septembre 2007 à 18:04, par Jerome:
Ouais bon... c'est un cochon d'inde ? C'est pareil ces bestioles là :D

 

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On n'arrête pas le progrès...


[Vieillerie]

Je viens de découvrir un truc supra-méga révolutionnaire (ou pas) : Le radio-réveil pour insomniaque.
En fait, si ça se trouve c'est pas nouveau, mais je viens juste de remplacer mon fidèle radio-réveil qui datait d'une dizaine d'années et qui commençait à déconner (il faut dire qu'il fut un temps il dégringolait souvent de ma mezzanine...). Non, en fait il marche très bien, mais parfois mon réveil ne sonne pas pour je ne sais quelle raison (un mauvais contact je crois), ce qui était assez gênant, il faut bien l'avouer.

Que fait un insomniaque quand il n'arrive pas à dormir? Il a deux solutions : Regarder le plafond en ruminant après les sombres pensées qui l'assaillent, ou bien regarder les heures défiler en faisant des calculs aussi ridicules que pénibles avec les chiffres qui défilent.
Et bien, avec ce nouveau radio-réveil, on peut faire les deux! Nos amis les Japonais ont inventé un truc high-tech, à savoir la projection de l'heure au plafond :/

Bon euh... J'suis pas convaincue, hein. Déjà pasque c'est très agaçant de voir les deux points des secondes qui clignotent. Ensuite pasque c'est quand même mal foutu. Pour avoir la projection au plafond, il faut trouver la bonne position du radio réveil, et là en l'occurence, c'est le radio-réveil qui me tourne le dos. :/ Pourtant, j'ai acheté ce réveil justement pour la projection au plafond, je m'étais dit que ça serait révolutionnaire, et ça remplacerait les étoiles que je n'ai jamais collées.

Et puis y'a un autre truc qui cloche avec ce radio-réveil d'insomniaque : Il a fallu que je lise le mode d'emploi pour comprendre comment le faire fonctionner. Ca c'est pas normal. Normalement, on lit les modes d'emploi seulement pour monter les étagères Ikea, pas pour réussir à comprendre comment on met l'heure...
"Lorsque l'appareil est en mode veille (touche POWER éteinte), appuyez sur le bouton réglage horloge TIME SET pour activer le mode de réglage de l'horloge. Puis appuyez et maintenez enfoncé la touche TIME SET, et en même temps appuyez sur la touche réglage des minutes MIN/AL et sur la touche réglage des heures HR/DISPLAY jusqu'à ce que l'heure correcte s'affiche."
J'ai du lire trois fois la phrase avant de comprendre, et j'ai du faire six fois le tour du schéma pour trouver les boutons. Déjà rien que les noms, MIN/AL et HR/DISPLAY, ça donne un avant-goût. -_-



[Commentaires]

Le dimanche 29 juillet 2007 à 19:50, par Aleks :
Ciel, quelle horreur.
T'arrives à dormir avec ces trucs au dessus de toi ? Ah, chuis con... la spécificité des insomniaques, c'est que justement... ils arrivent pas à dormir.
-_-"
Enfin bref, j'préfère quand même mon réveil à moi tout simple.

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Objet : Triste nouvelle


[Vieilleries]

" Chères *** et ***,

[...] En réalité, je ne sais plus si je vous en avais trop parle mais ma mère avait un cancer depuis deux ans. Et la, ça s'est soudain très vite aggrave, et les médecins lui ont dit qu'il ne lui restait plus que quelques jours voire quelques heures a vivre. Donc j'ai saute dans le premier avion pour arriver à Paris avant qu'il ne soit trop tard. Elle est morte le 4 mai donc j'ai pu la voir un peu avant. Mais malheureusement ce n'est pas tout, mon père était tellement choque que sous le coup de l'émotion, et on ne sait pas exactement comment mais il est mort six jours après elle, le 10 mai, d'une hémorragie interne. Voila je voulais vous tenir au courant. C'est sur que c'est dur pour les trois sœurs que nous sommes. On essaye de tenir le coup mais qu'il arrive tout cela en si peu de temps, on ose a peine y croire. C'est un vrai drame familial. C'est vraiment dur de réaliser que ça va être toute une vie d'absence. Une longue vie sans eux. [...]"

Bon dieu le choc que j'ai eu en lisant ce mail... Voilà, je me lamente, je me lamente... Je ne regarde que mon petit nombril, et à côté de ça, je ne profite même pas de ce que j'ai.
Ma maman a une tumeur au cerveau depuis elle aussi deux ans, et à la vue des examens médicaux ne va pas en s'améliorant. Tumeur en plus non opérable, tout ce qu'on peut faire, c'est la regarder évoluer. Qu'est-ce qui me dit que ça ne va pas s'aggraver et que dans une semaine sa vie sera condamnée? Et quand j'en prendrai conscience, je ne pourrai plus que maigrement en profiter. La vie est courte bordel! Pourquoi se lamenter à cause de "quelques" broutilles et ne pas profiter des bonnes choses?!

Je me sens mal, égoïste, et surtout je ressens la peine de Diane et de ses soeurs. Tout un univers qui a été chamboulé en l'espace de quelques jours. Tout qui se précipite, et on se sent inconscient devant ce qui arrive. Ses parents avaient l'âge des miens, bordel! Je les ai rencontrés plusieurs fois, pétillants de vie, et maintenant.... Ben plus rien.
A noter qu'en plus la grande soeur de Diane a une mucoviscidose, ce qui lui laisse déjà présager un triste avenir, mais de ce que j'ai appris, elle profite de la vie, et se marie cet été.

Une grande claque dans ma gueule se soir. Et je me maudis à ne me centrer que sur mes problèmes, qui certes me paraissent énormes, mais qui prennent une place trop importante. Je ne profite pas de ce que j'ai, je suis égoïste. C'est quand même con d'attendre de recevoir ce genre de mails pour s'en apercevoir.
Et vendredi, journée entre filles avec ma maman. Et puisse cette journée être mémorable.


[Commentaires]

Le vendredi 08 juin 2007 à 22:13, par Pauline :
Très triste, ce billet. Mais malheureusement tout est réel. Il faut parfois ce genre de choses, une "claque" dans sa tronche (ou celle des autres) pour faire avancer certaines questions dans sa tête. Bravo pour ta prise de conscience, et pour ce que tu cherches à entretenir avec ta môman. Et bon courage à elle...
Biz.

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