Exorciser mes vieux démons...

Passion fruits

(On ne me tape pas pour le titre foireux, merci)


Aujourd'hui, ça va parler de cul. Si, je vous assure, c'est pas un traquenard ou un moyen détourné de parler de ma grand-mère. Non, ça va vraiment parler de cul.
Non pas que je n'ai rien à raconter de ma vie trépidante avec mes Polonais et mes Irlandais, mais après concertation avec moi-même et ma presque âme soeur incompatible, il est temps de rendre à ce blog un digne hommage à son titre désuet.

Mettons les choses au clair, néanmoins. Ceci n'est pas un petit manuel à l'usage des amoureux en quête de positions sexuelles. D'une part pasque je n'aurai pas la prétention de dire que je suis incollable sur le sujet. D'autre part pasque c'est pas le but.

A partir de maintenant, on rigole plus.

J'ai eu trois mecs dans ma vie. Sachant que celui avec qui je suis restée le plus longtemps m'a supportée six mois. Au passage, faites un rapide calcul mental, et vous saurez que mon temps de célibat est largement supérieur au temps que Cupidon a daigné m'accorder.

Passons.

Le premier, on n'en parlera pas. C'était le premier, il se débrouillait bien, on s'est quitté en bons termes et puis on a continué nos vies jusqu'à se perdre de vue.
Le troisième, on n'en parlera pas. J'avais vaguement déjà évoqué les caractérisations spécifiques pour le classer dans la catégorie "Connard". Ce qui me fait chier dans l'histoire, c'est que c'est le dernier mec avec qui j'ai couché. On ne peut pas dire que je sois restée sur un bon souvenir du genre masculin. Au passage, faites un rapide calcul mental, et vous pourrez calculer mon long temps d'abstinence. Je suis sûre que les nonnes de Saint-Jean-Claude-Des-Fossés seraient prêtes à m'accueillir et faire abstraction de mes années de débauches révolues.

Passions. (Si, si, ce jeu de mot foireux a un sens, vous verez)

Entre le deuxième et le troisième, il y a eu comme un passage à vide. La diablesse qui est en moi s'est réveillée (Non, je ne permettrai pas le terme "salope". Naméo.), et m'a forcée à enchaîner les coups lamentables histoire de rassurer ma frustration. Ne me demandez pas à combien s'élève le taux de victimes consentantes, je ne vous dirai pas.

Vous vous demanderez donc qu'est-ce que ce deuxième a bien pu faire pour me mettre dans un état pareil?

Ce deuxième, que nous appellerons absolument pas anonymement Alex (et que même il lit ce blog et il commente sous le nom d'AleXx) est celui que j'ai dénommé dans ma super introduction comme ma presque âme soeur incompatible. Celui avec qui ça a duré six mois sur une période d'un an. On s'est engueulé environ un million de fois, on s'est quitté environ deux millions de fois pour se remettre ensemble trois jours après avec des larmes et une compensation exquise réservée aux grandes personnes. Même que son coloc, unique témoin de toute notre histoire, voyait notre vie comme un feuilleton.

Je suis restée en bons rapports avec ce deuxième, alors que la logique voudrait qu'on s'éloigne et qu'on finisse par s'oublier.

La semaine dernière, il est venu quelques jours à Dublin. La semaine dernière, Super_Coloc_qui_s'endort_comme_une_merde a découvert que non, je ne suis pas lesbienne. La semaine dernière, mes cinq colocs se sont dit qu'ils ne me demanderont plus jamais "How was your date?" quand je sortirai le soir. La semaine dernière, j'ai quand même pris conscience que oui, quand même, mon psy, si j'en avais un, serait face à un cas étrange.

J'ai eu beau dire à mes Polonais que non, nous ne sommes pas ensembles et que Alex est un ex (on admire la rime au passage), ils ne m'ont pas crue. Pour eux, quand deux personnes s'embrassent et qui en plus dorment dans le même lit une place dans les bras l'un de l'autre, on en déduit indubitablement que ces deux personnes sont ensembles.

Ils ont pas tort. Sauf que oui, nous sommes restés très proches et très affectueux, mais non, nous ne sommes plus ensembles. Oui, pour la énième fois on a été tenté de faire grincer les ressorts de mon lit, mais non, nous ne sommes plus ensembles. Oui, j'ai encore chialé alors que de mon corps bouillonnant irradiait un désir profond et une folle envie qu'on se remette ensemble, mais non, nous ne sommes plus ensembles. Oui, on a tous les deux des vies sentimentales déplorables et on pense toujours l'un à l'autre, mais non, nous ne sommes plus ensembles.Oui, j'ai encore déprimé quand il est reparti, mais non, nous ne sommes plus ensembles.

Et c'est là que Psy_si_j'en_avais_un ne manquerait pas de me demander pourquoi donc, Mademoiselle, vous n'êtes plus ensembles, alors que de ce que vous me racontez, vous semblez tous les deux plus compatibles encore qu'un steak avec des frites? Et c'est là que je me sentirais obligée de répondre que je trouve sa comparaison foireuse, mais que pour répondre à sa question, le mot clef serait "passion". Il me demanderait alors qu'est-ce qu'un fruit vient faire dans la conversation. Il faudrait que je lui réponde que je ne parle pas des fruits de la passion, mais de la passion, n.f., mouvement violent de l'âme, émotion très forte et durable qui vainc la raison, amour extrême, désir très vif. (dixit Mediadico)
(Voilà pourquoi je refuse d'aller voir un psy, ils comprennent jamais rien).

"Passion". C'est bien le terme. Avec Alex, on ne pouvait pas se séparer deux minutes sans s'appeler et chialer comme des morues. On ne se quittait jamais d'une semelle, on ne pouvait littéralement pas vivre l'un sans l'autre.
Comme tout couple le sait, y'a besoin pourtant d'une certaine distance parfois, c'est bien pour ça qu'on s'engueulait tout le temps. Mais comme un manque se faisait sentir on se remettait ensembles.

Âmes soeurs, certes, mais incompatibles. C'était devenu invivable cette situation. Dans les films, quand on voit les amoureux transis qui se suicident ensembles pour vivre ensembles pour toujours, ben c'était nous. Sauf qu'on s'est pas suicidé, on s'est séparé. Mais définitivement, cette fois. On a essayé de vivre chacun de notre côté. On était toujours jaloux à crever des nouvelles conquêtes de l'autre, on se retenait de coucher ensemble à chaque fois qu'on se voyait.

Mais, Mademoiselle, c'est ça l'Amour. N'importe qui envierait votre situation!
Je me sentirais obligée de quitter le canapé de chez Monsieur le Psy et me casser sans payer.

Non, il n'y a rien d'enviable là-dedans. Alex, c'est Monsieur Psychose puissance 10 (Sauf qu'avec Monsieur Psychose, j'ai poussé jusqu'aux pensées glauques d'un trop plein de déprimes, d'autant plus que je pensais avoir rencontré la personne susceptible de me faire oublier ce deuxième) (Mais là n'est pas le sujet, Monsieur Psychose est encore un plus gros connard que ce troisième) (Bref, passons).
Tout ce que je ressens, c'est indescriptible. On sait juste tous les deux qu'on ferrait de parfaits amants mais que vivre ensemble serait impossible. A mes yeux, il est parfait, c'est ma moitié, mais on reste inconciliables. Sauf si on se paye une opération pour devenir siamois. C'est cruel, mais c'est comme ça. On se voit beaucoup moins depuis qu'Alex a déménagé à Thionville. Tant mieux, en même temps. Et même, mes amis de ces dernières années ne le connaissent pas. Tant mieux, en même temps.

Et de là je me demande quand même ce que vous en pensez, vous. Personne n'a l'air de comprendre cette histoire de passion. Pour tout le monde, j'ai de la chance d'avoir trouvé ma moitié, je ne suis pas à plaindre, etc etc... Que je ferais bien de re-coucher avec lui pour calmer mes hormones et mes longues complaintes de célibataire aigrie (alors qu'on sait tous les deux où ça mènera, et je sais pertinemment que le retour sera encore plus brutal que par le passé) (et que Monsieur Psychose, ce sera de la Vache qui Rit à côté d'un Munster de dix ans d'âge qui a fermenté dans une cave) (c'est la faute à Psy_que_je_n'ai_pas les comparaisons foireuses).
Et au final, c'est quoi qui me bloque pour me dégoter un quatrième? Le deuxième? Le troisième? Les z'abritusses entre le deuxième et le troisième? Monsieur Psychose? Rien du tout, j'suis juste difficile? Je peux utiliser le 50-50, Jean-Pierre? En s'en fou démerde toi toute seule, connasse, j'aimerais bien être à ta place? Tape toi Coloc_qui_s'endort_comme_une_merde et ne nous fait plus chier?

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La grognasse blonde

Petit retour à l'écriture. Avec une exorcisation, en plus. Ca faisait un moment que je ne racontais plus rien sur ce blog. Faut dire que de ma vie du moment, y'a rien à raconter. Et pour ce qui est de mon passé, c'est quand même assez délicat dans la mesure où c'est source de psychoses, et remuer le passé n'est pas forcément une bonne chose, surtout pour une fille aussi névrosée que moi.

Bon, j'ai juste cinq petits mois de retard (nan, j'suis pas enceinte) (merci Mona, t'as un humour fabuleux), rapport à la date supposée programmée de la rédaction de cet article, mais je me suis rendue compte qu'en fait c'était pas si facile que ça de médire sur les gens tout en essayant de se dire que merde, oui, ma vie est quand même plusse mieux que la leur. Non, pasque médire, c'est simple. Mais pour ce qui est de ne pas les envier, c'est autre chose.

Cet article va être d'une scélératesse suprême, en même temps, c'était le but qui était fixé.
Mettons les choses au clair, néanmoins : Quand je dis envier, cela ne veut pas dire que je veux leur ressembler. Olala, non. Je dis envier dans le sens où, merde, pourquoi z'ont droit d'être heureux et d'avoir une vie merveilleuse alors que moi je préfère plutôt me faire renverser par une voiture et de dormir pendant cinq ans en attendant d'être réveillée dans un monde tout beau tout magnifique qui blablabla...

Bref.

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu des problèmes relationnels avec les blondes. Je ne sais pas si c'est une histoire d'incompatibilité capillaire qui fait que rousses et blondes sont faites pour s'arracher les cheveux, ou bien j'ai peut être été traumatisée dans une vie antérieure par une Aryenne. Quoiqu'il en soit, les blondes et moi, on s'entend rarement bien. Rassurez-vous, chères lectrices blondes, je ne fais qu'une grossière généralité. Mine de rien, j'ai des amies blondes avec qui je m'entends très bien (même si je les exhorte à se colorer le crâne de douces substances toxiques).

Bref. Les blondes et moi, c'est toute une histoire.

La grognasse blonde dont il est question n'est pas cette même grognasse que j'ai déjà évoquée à de nombreuses reprises, par exemple (même si à la base c'est d'elle dont je voulais parler).
Non, celle dont je vais parler est une vraie blonde (quoique...). Elle porte un nom de chanteuse blonde (ben tiens), a un style vestimentaire qui fait genre pouff' attitude. Le genre même à se prendre en photo, à passer trois plombes devant son miroir et à raconter ses histoires de cul détaillées. Le genre à ne pas se prendre pour de la merde, à se mettre en avant, à jouer les lèches-cul. Suffit d'ailleurs de voir sa photo sur Facebook, en maillot de bain avec une vue plongeante sur sa poitrine. Arrogante, égoïste, manipulatrice, narcissique. Elle racontait ses problèmes de cul, elle râlait après des broutilles (bon j'suis mal placée pour ça, mais en même temps, moi j'ai droit) (oui).
Par souci de simplicité, on l'appellera Barbie. Oui, j'ai envie.

Au premier coup d'oeil, j'ai su que ce ne serait pas le genre de personnes avec qui je m'entendrais. Le problème étant que personne dans cette fichue classe de prépa ne captait mon attention. J'avais l'impression d'être en marge de tous et de n'avoir rien à foutre ici. J'avais donc quand même tenté de m'incruster, mais manifestement, le mauvais feeling était réciproque.
Une fois, j'étais arrivée première dans la salle, et je m'étais mise à la place qu'on occupait habituellement. Barbie est arrivée et a fait exprès de s'installer ailleurs, suivie par les trois autres filles du groupe. J'étais là comme une pauvre conne dans mon coin, le genre sans amis-malformée-psychopathe-mutante.

Déjà à l'époque, j'étais pas mal névrosée, pour des raisons que je n'évoquerai jamais sur ce blog (ni nulle part d'ailleurs, on voit ce que ça a donné avec Monsieur Psychose...). Le fait de me faire rejeter comme ça n'a rien arrangé à mes profondes psychoses. Le soir même, j'avais envoyé un SMS à Barbie lui exprimant ma profonde haine envers son attitude. Jamais eu de réponse. Jamais évoqué.
Le lendemain, j'ai squatté un autre "clan". Pour ceux qui suivent ce blog depuis le début, vous saurez que je parle de Diana, qui a sauvé mon début d'année de prépa et m'a empêchée d'envisager de faire des conneries.

Ces conneries, Diana les a faites à ma place, et en janvier je me suis retrouvée à nouveau complètement paumée. J'ai re-squatté le fameux groupe de Barbie, où bizarrement je ne me faisais plus jeter. Certes, on jouait les lèches-cul alors qu'on ne se supportait pas, on feignait les bonnes manières et on s'envoyait des polys par mail pour tel cours etc... mais dans ma solitude, j'étais entourée.

Bon, toute cette petite introduction pour dresser le portrait de Barbie.

Le problème des blondes, c'est qu'on a beau faire des blagues vaseuses sur elles, toutes celles que j'ai connues étaient tout sauf connes. Barbie avait du talent, et elle le savait.
Et, en plus d'avoir du talent, elle avait tout ce dont je pouvais rêver : Un copain avec qui manifestement tout allait pour le mieux (oui, pasque les mecs et moi, c'est le même combat qu'avec les blondes...), aucun problème familiaux / de santé / de psychoses. Une vie heureuse, quoi. Et puis du genre aisance à l'oral.

Donc oui, j'enviais sa vie mais non, je ne voulais pas lui ressembler.
Et pourquoi donc, ma bonne dame?
Et bien tout simplement pasqu'elle n'avait aucune personnalité. C'était le stéréotype même de la fille qui réussit tout, qui a tout pour elle, mais qui était fade. Non, ce n'est pas la jalousie qui parle. Il y a une chose dont je suis fière, c'est de cultiver la différence, sans toute fois tomber dans la marginalité. Barbie, c'était la fille conventionnelle et artificielle, celle qui aurait pu jouer le rôle de la pom-pom girl dans une quelconque daube américaine. J'suis sûre qu'elle avait un Skyblog, même.
J'pourrais continuer longtemps là-dessus, mais l'idée y est, pas besoin de développer : Les grognasses blondes, en fait, faut les fuir. Surtout quand on est rousse et psychosée.
Pis en même temps, quand on va mal, ça ne peut qu'aller en s'améliorant :)

J'ai revu Barbie à un quelconque salon d'étudiant où je vantais les mérites de mon école de 3D. J'ai fait genre j'allais super bien, ma vie était merveilleuse, toussa toussa. Fidèle à elle même, elle se la pétait. Je ne l'ai plus jamais revue, et j'espère bien ne plus jamais la croiser. Remarquez, d'après Facebook (quand je vous dis que c'est bien ce truc!), elle est en Ecuador. Et d'après Google, l'Ecuador est suffisamment loin de moi et suffisamment près de la Colombie pour que je puisse espérer ne plus rencontrer la sale blondeur de ses cheveux.

 
(Et puis comme vous savez, je suis méchante avec les gens que j'aime pas. Du coup je choisis les photos les plus pourries d'eux. En même temps, Barbie avait pas besoin de venir squatter mon appareil alors que je photographiais le truc derrière elle...) 
 
Brigitte elle a raison quand même, ça fait du bien de déblatérer sur les absents, surtout les grognasses blondes. Merci Brigitte :)
 
[Et sinon, rien à voir, mais ma supposée sosie alias Bree van Truc fête ses 46 ans today... Ben punaise, j'aimerais bien lui ressembler dans 24 ans...]
 

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Exorcisations de masse


[Vieillerie]


Musique de non-circonstance : Ludovico Einaudi - Primavera
(et accessoirement aussi la musique de la pub de Sony pour le Blue-ray Disc)


Elle s'appelle Jeanne. Chiante, conne, inintéressante. On sait d'où elle tient ça, sa mère est une grognasse du même genre. Une mère qui me fait adOOOrer maman Mona. Par ce que maman Jeanne est du genre à lire le courrier de ses filles, à ranger leur chambre, à mépriser ceux qui n'ont pas de religion, à vanter sa fille auprès des autres pasque Mademoiselle a fait une grande école.

Au temps où je suivais les cours de catéchisme en vue de préparation à ma profession de foi (pour les cadeaux... soyons bien clair sur ce point, Mona et la religion, ça a toujours fait 4), maman Jeanne était celle qui me donnait des cours. Ce qui était un calvaire, puisque d'une part je trouvais cela d'un inintérêt total, d'autre part pasque je n'aimais pas sa fille, qui me le rendait bien, et j'ai eu droit à des remarques désobligeantes bourrées de sous-entendus pendant ces cours sectaires.

Mais le sujet, ce n'est pas maman Jeanne, c'est Jeanne. Je l'ai revue, l'année dernière, durant une réunion des anciens élèves de mon lycée. Toujours pareille. Toujours aussi péteuse, fringuée comme une petite bourgeoise avec son pantalon bien repassé et son chemisier blanc. Son sourire Colgate de faux cul qui s'étincelait quand elle disait quelles études elle faisait. Elle nous regardait avec mépris, avec une assurance déstabilisante. On l'avait à peine abordé que déjà elle nous demandait nos adresses mail. Nos adresses mail... pourquoi faire?
" Je suis fiancée, je me marie bientôt! Je voulais vous inviter à mon mariage!". Voilà, juste histoire de dire qu'elle va se marier, elle nous demande nos adresses mails, sachant très bien qu'elle ne nous invitera pas et que de toute façon, même si c'était le cas, on n'irait pas. Juste histoire de dire qu'elle a réussi à dégoter un copain capable de la supporter, qu'elle est en voie de réussir dans la vie puisque côté coeur, c'est merveilleux. Juste histoire de nous regarder de haut, parce qu'elle ne nous aime pas et que la vantardise est sa meilleure amie. Sur le coup, je me suis dit que c'était encore l'un de ses mensonges, surtout quand elle nous a dit que sa mère n'était pas encore au courant. Mais par la suite, ça s'est confirmé, Mademoiselle Jeanne se marie l'année prochaine.
Ca la regarde, si elle veut se marier à 22 ans, avoir un chemin tout tracé de bonne petite mère de famille et épouse modèle. C'est franchement pas une vie que j'aimerais mener. C'est peut-être ce qu'on pourrait appeler une réussite sociale, mais pour moi c'est une vie de petite bourgeoise qui vit dans le paraître. Ce que j'ai moins apprécié, c'est par la suite, son exacerbation à ce sujet. Nous étions toutes célibataires, et non contente de se sentir supérieure, elle a aussi commencé une phrase par "Quand tu auras un copain...".
A moi. Putain.
Sous entendu "Moi j'ai trouvé quelqu'un, toi t'as jamais plu". Rester calme. Surtout, rester calme. Qu'est-ce qu'elle connaît à ma vie sentimentale, cette conne? J'ai beau me lamenter sur mon triste sort, je ne crois pas me tromper en disant que j'ai certainement plusse plu qu'elle au cours de ma misérable vie. J'aurais pu lui dire que ce n'était pas pasque j'étais célibataire à ce moment-là que je n'avais jamais été en couple. J'aurais pu, mais elle m'a littéralement sciée, bloquée et fait suffoquer. Je l'aurais frappée si je n'avais pas eu peur de la transformer en pauvre petite martyr et passer pour la salope aux cheveux rouges, la grognasse qui fait de l'art au lieu de faire des grandes écoles, qui a choisi une voie de paumée et qui est vouée à un avenir de merde.

Un jour, je l'aurais ma revanche. Je jure que je l'aurais. Tous mes voeux de bonheur à sa future petite famille.

(Je ne résiste naturellement pas à mettre une photo d'elle où elle n'est pas à son avantage, et naturellement aussi, je ne prendrai pas la peine de retoucher ses boutons.)


D'ailleurs, puisqu'on parle de mariage... je hais les mariages. Surtout quand on y va tout ayant une vie sentimentale déplorable. D'aussi loin que je me souvienne, ça a toujours été un calvaire. Au moins, pendant les enterrements, on sait pourquoi on chiale. Pendant les mariages, moi aussi je chiale, mais c'est pas par émotion pour les mariés. Ce sont des vrais larmes de profonde détresse.

Au dernier mariage auquel j'ai assisté, celui d'une de mes cousines, j'avais eu mamie Mona derrière le dos. Elle me bassinait tous les jours jusqu'à la fameuse date fatidique, à propos de ce que je devais porter. J'ai un esprit de contradiction tel que j'ai fait exprès d'être mal habillée ce jour-là. J'avais des bottes miteuses, une jupe et un T-Shirt de tous les jours. Rien que parce que je hais les mariages, encore plus quand on m'emmerde sur ma façon de me comporter et ma façon de m'habiller. Du coup, j'étais mal fringuée, et j'assumais totalement. De toute façon, je ne me suis pas laissée prendre en photo. Mamie Mona m'a carrément dit que j'étais moche, et je me suis engueulée avec elle en lui faisant clairement comprendre que c'était de sa faute.

A l'église, je pleurais discrètement dans mon coin à me dire que le plus beau jour de ma vie, je ne l'aurais jamais. Non pas que je veuille me marier, mais parce que je suis dans un continuel état de déprime, et que voir les gens au comble du bonheur, et bien ça me rend malheureuse. Je suis égoïste, je sais.
Les discussions autour des tables sont toujours les mêmes, et se forcer à sympathiser avec des gens qu'on ne connaît pas et qu'on ne reverra plus, c'est chiant.

Par la suite, mon frangin a eu la mauvaise idée de se bourrer la gueule et surtout de dégueuler devant mes parents. Ils l'ont naturellement mal pris et l'ont traité de poivrot. Il était totalement saoul, et ils ont mis un terme à la soirée. A savoir que j'étais obligée de rentrer avec eux pour les conneries de cet abruti de frère, alors que après le mariage était prévu une superbe nuit camping et papotage avec une autre cousine que je vois tous les 36 du mois. Voilà, je me tape ce fichu mariage en attendant patiemment qu'il se termine pour profiter d'être là, mais non, c'est trop demander. Au final, après une belle crise de larmes, mes parents ont reconnu que je n'avais pas à pâtir du comportement de mon irresponsable d'andouille de frère.
Ceci dit, la nuit camping ne fut pas aussi belle que je l'aurais espérée. Mon matelas s'était dégonflé et je dormais sur le sol, et les discussions avec cousine Mona ne furent pas celles de notre ancienne complicité.

De ce fameux mariage, on retiendra deux choses : Mona était moche et frangin Mona était bourré. A nous deux, on a mis le paquet.

L'avant-dernier mariage, celui d'un de mes cousins, fut tout aussi mémorable dans le mauvais sens du terme. A ce moment-là, j'étais bien fringuée, mon frangin n'était pas saoul. J'aurais même presque cru pouvoir m'aguicher d'un militaire rien que pour la nuit. Tu parles, Charles.

Replaçons le contexte : Le cousin en question, je ne l'avais pas vu depuis peut être 10 ans. Ce côté là de la famille est la partie noire de l'arbre généalogique. Maman Mona a une dent contre l'un de ses frères (le père donc du marié). Ils vivent dans leur monde, l'armée, le paraître, l'égoïsme. Le mariage en question était un concentré de tout ce qu'on renie. On s'est même bien foutu de la gueule de toutes les nanas avec leurs chapeaux "en chambre". Un monde à part.

A notre table, c'était bourré de militaires. Et de militaires bourrés, aussi. Ils tenaient pour la plupart des propos qui nous paraissaient totalement aberrants. Malgré tout, j'avais plus ou moins sympathisé avec l'un deux. Il s'appelait Etienne je crois. J'étais fascinée par son monde totalement différent du mien. Sauf qu'il s'est barré après avoir un peu poussé sur la boisson et que je ne l'ai jamais revu.

Sinon pour la crise de larmes, elle a eu lieu lorsque maman Mona m'a engueulé parce que je restais sur la piste de danse malgré la musique qui gueulait. Problèmes d'oreilles, machin, toussa.

De ce fameux mariage on retiendra deux choses : Ce monde n'est pas le notre, on ne prendra même pas la peine de se déplacer au mariage de sa soeur, et les militaires, c'est tous des salauds.

Je passerai les détails sur les mariages de gens qu'on ne connaît même pas ("Je suis le frère de ton grand-père par alliance avec la cousine!" ... "Ah euh, enchantée, moi je suis la petite-fille de votre frère").

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours haï les mariages. J'ai toujours pleuré pendant les mariages. Et les mariages m'ont toujours rendu cette profonde rancoeur.


D'ailleurs, puisqu'on parle de frangin Mona bourré... Parlons aussi de la seule et unique cuite que Mona s'est prise. Je ne suis pas fan d'alcool. Un jus d'orange, ça me convient très bien. D'ailleurs, même avec un cocktail je commence déjà à me sentir bizarre.
Cette fameuse fois, j'étais à jeun, maman Mona venait de me textoser pour m'annoncer son état de santé, et on allait fêter la fin de l'année. Mis à part ça, je devais deux bières à Martin pour des paris idiots que j'avais naturellement perdus, mais lui m'en avait rendu une et on avait trinqué ensemble.
En tout, j'ai du boire deux ou trois bières, un ou deux vodka-pomme, deux smirnoff ice. Et j'ai fini bourrée. Avec si peu. :/

A ce qu'on m'a raconté, il ne s'est rien passé de salace ce soir-là. Par contre j'ai pleuré comme une madeleine dans les bras de diverses personnes, j'ai vomi deux fois et j'arrêtais pas de tenir les mêmes propos en boucle. Bref, mon statut de petite fille sage en a pris un coup. Mon crane, aussi.

Le plus cruel quand on est bourré, c'est quand même de ne rien se souvenir. Comment je suis passée de la cuisine à la chambre à coucher reste un grand mystère pour moi. On m'a dit qu'on m'a même foutu la tête dans le congélateur, pour me réveiller je crois. Les souvenirs que je garde sont flous, et j'ai eu peur de raconter des conneries. Heureusement pour moi, je me suis juste contentée de déclamer ma flamme et de réclamer un bisou à quelqu'un que je n'imaginerais en aucun cas dans mon lit (et, heureusement, il ne m'a pas écoutée... enfin, à ce qu'il m'a dit...).

J'ai été tentée de dire "plus jamais ça", mais il ne faut jamais dire jamais. Ceci dit, je ne me suis pas pris d'autres cuites depuis, et je veille à ne pas boire quand j'ai rien mangé...

[Commentaires]

Le jeudi 04 octobre 2007 à 19:38, par Thinredline :
Se marier à 22 ans c'est un peu foutre sa vie en l'air. J'avais déjà écrit un truc sur l'hypocrisie totale de ces genres de rassemblements famillaux. Tu sais, quand on doit faire semblant de connaître les gens, de s'intéresser à eux ou tout simplement d'oublier que certains d'entre eux sont des salopards qui ont fait les pires crasses à ceux que tu aimes. Moi ça va, les circonstances ont fait que niveau famille je suis plutôt pauvre, mais avec le temps, je me rend compte que pas mal de ceux qui restent ne sont pas franchement reluisants. Ce qui à la base était des petits travers comme on en a tous font d'eux des ordures. On pose pour la photo, tout le monde sourit, et c'est fini. On est heureux de retrouver ceux qu'on a pas vu depuis longtemps, mais ils ont pris des chemins tellement différents qu'on a plus rien à se dire...

(promis, j'ai fini mon boulot =p )

Le dimanche 07 octobre 2007 à 19:11, par Jerome :

T'es un peu méchante là non ? Ca sent le déballage intégrale :p

Et pour la cuite, ca me rappelle moi chez un copain qui avait un casque bizarre sur sa tête, relié à des bouteilles de bière... mais j'ai pas vomi moi !

Le mardi 09 octobre 2007 à 13:22, par Aleks :
Oh, ça sent la rageuse, là, si si, ne nie pas, j'connais, j'pratique beaucoup... Quoique c'est sûr que tu vas pas être jalouse parce que l'autre se marie, pardon, s'enchaine à un mec certainement très con (sinon il aurait détalé en courant), et ce pour toute une vie (ben ouais, le divorce, c'est pas vraiment apprécié dans l'Eglise, hein...), dès 22 pijes, et donc renonce à sa jeunesse. *vous pouvez respirer*
En même temps, elle a sûrement pas de jeunesse à foutre en l'air, elle, elle a jamais du prendre de cuite ni rien qui puisse ressembler de près ou de loin à un semblant de débauche. Alors qu'est ce qu'elle a à perdre, hm ? En fait, c'est comme si elle reconnaissait le statut de bobonne bourgeoise pour lequel elle a été formée depuis qu'elle sait dire "Jean Charles".

...

Sinon, j'tiens aussi bien l'alcool que toi (héhé... ^^"), mais ça m'empêche pas de boire plus souvent... Marrant, hein ?

Et les mariages, c'est comme les beuveries, ça dépend seulement des gens avec qui on est.

Le mardi 09 octobre 2007 à 15:45, par Mona :
Bon, ok, z'avez raison, j'suis un peu aigrie. Pas jalouse, non (enfin si, p'tetre un peu, pasque dulciné Mona, j'l'ai toujours pas trouvé), mais totalement dépitée et j'ai bien évidemment tendance à faire ressortir tous les défauts des gens que j'aime pas. Que voulez-vous, hein... ^^

Ceci dit, je suis tout à fait d'accord que se marier à 22 ans, c'est une sacrée connerie. (D'ailleurs se marier tout court est une sacrée connerie... sauf pour changer de nom quand, comme moi, on a un nom de famille de merde).

Le mardi 09 octobre 2007 à 20:56, par Thinredline :

(Au fait, je l'ai pas dit dans mon premier commentaire qui se voulait sérieux mais la musique que tu as mise ici est super. Il se trouve que ma pianiste de mère connaissait... je vais squatter son cd)

Le mardi 16 octobre 2007 à 15:04, par Brigitte :

On a tous connu une Jeanne au moins une fois dans sa vie, en tout cas moi oui, et on était pas amies! D'ailleurs elles ont pas beaucoup d'amies en général, tiens pourquoi donc???
Pour ce qui est des mamans et des maraiges, la mienne me fait chier au moins un an avant pour savoir ce que je vais mettre! Tout ça pour qu'au final je n'y aille pas car ma mère m'a trop saoulée!
J'aime pas les mariages!!!

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Bordel, qu'est-ce que je fous là?


[Vieillerie]

Bon, en attendant le retour de mes z'aventures palpitantes (qui ne sauraient tarder pasque y'a du nouveau... eh eh), encore un p'tit coup d'exorcisation histoire de ne pas mettre Monsieur le prêtre au chômage.

Bordel, qu'est-ce que je fous là?

Ca, c'était ma phrase fétiche y'a quatre ans. Au cours de cette année scolaire 2003-2004, j'ai dû me le demander environ un demi-million de fois, avec quelques variantes, du style "Putain, mais casse-toi!", "Boudiou, mais qu'est-ce qu'il raconte?", "C'est pas possible, mais sont pas nets!", etc etc. Et je me dis que merde, la mentalité d'un artiste lambda c'est quand même particulier.

Replaçons le contexte : Je venais de passer, plus ou moins brillamment, mon bac scientifique (je dis plus ou moins pasque quand on voit mon carnet de notes, on flippe, mais j'ai quand même eu mon bac et avec mention, s'il vous plait). Voilà, déjà si vous avez bien compris, vous commencez à vous dire "Putain, mais qu'est-ce qu'elle foutait là?". Ouais, pasque faire S alors qu'on veut faire de l'art après, c'est nul. C'est sûr. Mais bon, je n'étais pas trop sûre de ce que je voulais faire après le, et on m'a dit de faire S, ça ouvrait les portes à tout. Comme une conne, j'avais écouté ces conseils, oh! combien débiles, qui m'avaient d'une part, contrainte à faire des maths, de la bio et de la physique alors que je suis plus littéraire (les notes de 1ère et Terminale en attestant), et d'autre part pasque du coup j'ai été amenée à faire cette fichue prépa.

Je ne dis pas qu'il n'y avait que des points négatifs. Pasque j'ai quand même appris à dessiner et que j'aimais ça, et aussi à voir le monde d'un autre regard. Passées les joies de voir mon coup de crayon s'améliorer (sauf en nu, j'ai jamais dépassé 4/20... ^^), analysons plus en profondeur l'environnement.

Les étudiants déjà. Tous plus vieux que moi. Ils avaient tous fait des BTS de communication machin, des bacs pro artistiques, des bidules dont je connaissais même pas l'existence. Et moi, du haut de mes 17 ans (ouais pasqu'en plus, j'ai sauté une classe...), avec mon super bac S (avec mention s'il vous plait), je me sentais comme une gamine qui voulait jouer dans la cour des grands. Je ne me sentais pas dans mon élément, j'étais l'intruse suprême. Ils aimaient aller voir des expos (j'ai une sainte horreur des musées), ils se trimballaient avec des monstruosités en guise de vêtements, ils faisaient des trucs bizarres en Expression visuelle et en Créativité (alors que moi, très terre à terre, je faisais des machins bien réalistes...), ils adulaient le Pop Art et les trucs abstraits (pas mon cas, vous aurez compris), etc...

Mondieumondieumondieu. Qu'est-ce que je foutais là? J'aurais pu passer une année pépère en "bonne" compagnie, sans cet évènement qui a complètement gâché ma prépa. (D'un autre côté, j'aurais pu finir totalement pervertie... qui sait?).

Les profs. Certains avaient un look bizarre, mais bon en même temps c'est des artistes. Moi même, avec mes cheveux roux/rouges bizarroïdes, je suis mal placée pour critiquer. Bon.
M'enfin y'en avait quand même un habillé en cowboy, un autre avec une barbichette comme les pharaons et des tatouages partout...
Mais il y en a certains, c'était quand même des ravagés du ciboulot.
Prenons en exemple mon prof de Créativité. A la fin de l'année, il nous avait montré ses travaux. Euh, je vous donne un aperçu vite fait, à vous de juger (Je rappelle que sa spécialité est la créativité) :
- Boire l'eau d'un aquarium avec le poisson dedans -> Être malade et gerber (forcément, avec les rejets du poisson dans la flotte hein...), et tuer le poisson du coup. Pas pigé c'était quoi le truc créatif là-dedans.
- Emballer toutes ses affaires. Tout, tout, tout. Et les envoyer par la poste à des adresses prises au hasard -> Plus d'affaires, gros enrichissement de la Poste. Pas pigé non plus l'idée dégagée.
- Se filmer à moitié nu dans un champs en train de courir pendant 5 minutes. C'était à la suite d'une rupture sentimentale qu'il nous avait dit. Euh, ouais.
Bon, pour le reste, je m'en souviens plus, mais vous avez le ton. Ils étaient tous en admiration devant le travail de Monsieur prof de Créativité, et moi je me dandinais sur mon siège en me demandant s'il valait pas mieux que je m'invente une maladie pour quitter ce cours de malade.

[mode anecdote] D'ailleurs, faut quand même que je vous raconte l'un des travaux qu'il nous avait fait faire... histoire qui a failli se terminer au poste de police. Ouais carrément.
Le thème je ne sais plus ce que c'était. Ce dont je me souviens, c'est que moi j'avais fait un travail sur l'oeuf et la poule (celui qui est venu le premier etc...). Mais on s'en fou du sujet, l'important à retenir, c'est que le travail en question devait être "éphémère" et on devait le balancer... dans la Seine! En expliquant son travail devant la caméra (moi qui ai horreur des photos et des caméras en plus...).
On jetait nos trucs chacun son tour. Et ce qui devait arriver arriva... Des flics se sont ramenés au moment où l'un des élèves balançait son truc. Morceaux choisis :
- Nan, mais vous faites quoi là?
(Le prof) - De l'art!
- Vous vous foutez de ma gueule?
(Perso, j'étais de l'avis du flic, mais bon, manifestement, j'étais la seule)
- C'est un travail de créativité!
- Ah ouais, polluer la Seine, c'est créatif?!
(Mona à moitié mdr)
Le flic a pris la carte d'identité de celui qui c'était fait chopper et commençait à appeler du renfort.
Bon au final, la chute est nulle, il y a eu quelques négociations et on s'est tous barré. Dommage... [/mode anecdote]

Celui avec qui je m'entendais le mieux, c'était mon prof de Volume. D'une part, parce que j'aimais bien ce cours et je me débrouillais bien ; D'autre part, parce que Monsieur prof de Volume était à peu près la seule personne qui me paraissait terre à terre. En tout cas, s'il y a une personne qui aurait pu me manquer en quittant la prépa, c'est bien lui.

C'est ça qui est nul avec les artistes. Il faut toujours que quelque chose veuille dire quelque chose. On peut pas faire du joli, y'a forcément quelque chose derrière... Si vous avez vu "Six feet under", ben ce que fait Claire, c'est tout à fait ça. Je ne critique pas cette mentalité, simplement je ne la comprend pas.

Bref... Qu'est-ce que je foutais là?

C'est ce que j'ai craint quand je suis arrivée dans mon école de 3D, qu'ils aient tous une mentalité d'artiste et que je me sente encore en décalage. Et en fait ben non... Je me trouvais enfin dans mon élément...


En exclusivité et spécialement pour vous, j'ai griffonné un truc moche inédit pour illustrer ce billet. Merci Mona, on t'aime.
[Commentaires]

Le mardi 25 septembre 2007 à 11:00, par Thinredline :

Merci Mona, on t'aime ! Dis moi, c'est rock'n'roll le milieu artistique... Enfin, le prof de créa devait être un fou furieux en réinsertion ou un truc comme ça non ? "Qu'est ce que je fous là?" je me le demande avanrt chaque exam de droit sinon : )

...zut, j'vais rater mon RER j'ai pas vu l'heure plongé que j'étais dans ta note :-\

Le mardi 25 septembre 2007 à 16:33, par Brigitte :

Waoh sympa le dessin :)
Bon pour ce qui est de l'orientation au lycé, moi on m'a dit que c'était ES qui ouvrait toutes les portes et donc qu'il fallait faire ça, conseil que j'ai suivit alors que je détestait l'économie. Me suis rendue compte trop tard que j'aurais du faire S, ça me correspondait mieux!
Quand à ton école d'art, moi ça m'aurait bien plus, si seulement je savais dessiner of course :)
J'aime bien ces milieu un peu barge...

Le mercredi 26 septembre 2007 à 16:12, par Jerome :

Moi, c'est ton prof que j'aurai foutu à la flotte :p "Mais c'est de l'aaaart Monsieur !"

Le mercredi 26 septembre 2007 à 19:05, par Mathilde :

C'est bizarre, j'ai vraiment l'impression de lire une partie de ma vie !!! (enfin je veux dire sur le truc du Bac S non désiré et du rêve de faire de l'aaaart ....) Bref, maintenant je me sens toute nulle avec mes dessins merdouillards pour lesquels je n'ai pas pris de cours de vrai aaaaart .... !!!
Dis tu pourrais nous montrer tes trucs de 3D ? (peut-être tu les as déjà montrés avant mais comme j'ai pas encore tout lu ... !)

Le jeudi 27 septembre 2007 à 14:26, par Mona :

Thin -> Merde, il est en train de me dire que j'écris des billets intéressants! :D

Brigitte -> Euh... Merci! :s
Nan mais tu sais quand je suis arrivée en prépa, je ne savais absolument pas dessiner. Bon, maintenant je ne sais toujours pas dessiner, mais un peu mieux quoi! ^^

Jerome -> Ouais mais il aurait fallu justifier mon geste. Et je suis pas douée pour trouver des explications à mes impulsions incontrôlables!

Mathilde -> Ah ben ouais mais toi t'es capable de tenir un blog de dessineuse. Moi pas! Pis de ce que j'ai vu, tu dessines mieux que moi, d'abord!
Pour les trucs de 3d ouais ça peut se faire. J'pourrais éventuellement t'envoyer des trucs par mail, j'le note sur un papier!

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Glou glou... Help!


[Vieillerie]

Bon, comme vous l'avez sûrement deviné, ma vie est toujours aussi nulle et sans saveur. Du coup, je me fais une petite cure d'exorcisations (après tout, il est fait pour ça ce blog à la base).

Musique de circonstance : Les Wriggles - Plouf!

Avec un titre et une musique pareils, vous devez deviner le sujet d'aujourd'hui...



J'avais des cours de piscine à l'école en primaire. Je nageais comme un fer à repasser (si l'on peut appeler mes doux coulages de la nage), et j'étais tout naturellement dans les groupes des pingouins (le plus nul quoi). J'avais une phobie de l'eau, et les maîtres nageur étaient tellement pas doués que ce n'est pas allé en s'améliorant.

En 6ème, c'était piscine obligatoire. Bien évidemment, j'étais la seule à ne pas savoir nager. Je me souviendrais toujours (hélas) du premier jour avec notre prof de natation qui nous avait demandé qui ne savait pas nager. Personne n'a levé la main, j'avais pas osé le faire... J'étais donc la seule à avoir des bouées et à barboter en priant le Dieu de la piscine que le calvaire soit bientôt fini. Bizarrement, c'était toujours là d'ailleurs que j'attrapais d'innombrables crampes. J'ai même failli me noyer une fois à cause de ça...

Bref, à la fin de l'année, si je me souviens bien, je savais à peu près nager. En tout cas, je n'avais plus mes bouées.
Les années ont passé, au cours desquelles je n'ai naturellement pas remis les pieds dans ce lieu javellisé. En 3ème, l'école avait organisé un séjour sportif. J'avais choisi Catamaran/Raquettes (ça marchait par paires). Le problème, c'est que pour faire catamaran, il fallait un brevet nage 50m. Putain.
Je suis donc allée avec deux autres copines à la piscine dans le but de passer ce foutu brevet. Vous vous doutez bien (sinon l'histoire n'aurait pas d'intérêt) que je l'ai lamentablement foiré. Mes parents m'ont récupérée en larmes. Forcément, quand à 13 ans, on ne sait toujours pas nager...

Par la suite, j'ai tenté habilement de changer d'activités, en prétextant que finalement j'avais changé d'avis. C'est là que maman Mona intervient (à qui je ne pardonnerai jamais ce coup là) qui a carrément dit à mon prof de sport que c'était parce que j'avais foiré mon brevet. Merci maman, j'apprécie... :/

Finalement, j'ai choisi VTT/Tir à l'arc. Et c'est là que Monsieur prof d'EPS intervient. Je l'ai toujours détesté celui-là, ben il a tout fait pour. Il refusait de me faire faire du VTT.
Je vous remets dans le contexte quand même : Depuis la 6ème, j'étais dispensée des sports collectifs, rapport à mes problèmes d'audition, ballon sur la tête, ça peut provoquer surdité nya nya nya toussa (d'ailleurs, j'ai été dispensée de sport au bac, et ça tombe bien vu les notes de merde que je me suis toujours tapé...)... Et donc Monsieur Prof d'EPS a rien trouvé de mieux à faire que de me priver de VTT, prétextant que je pouvais tomber. Putain. Si je peux plus faire de vélo maintenant...
J'ai toujours détesté le sport (et le Dieu du sport me le rendait bien), et manifestement rien ni personne n'avait l'intention de me faire changer d'avis.

Je n'ai pas cherché à me défendre. Je haïssais Monsieur prof d'EPS, le sport, et la semaine sportive qui s'annonçait.
Naturellement, il a fallu me trouver une autre activité. Du coup, on m'a fait une faveur (disaient-ils) et ils m'ont accordé de faire deux activités qui ne marchaient pas par paire. Sauf qu'il fallait des activités qui puissent concorder. Du coup, je n'ai pas choisi, mais on m'a imposé la course d'orientation.
Merci, les gars, franchement...

Bon, pour résumer, le tir à l'arc, c'est cool (d'ailleurs je me débrouillais bien), la course d'orientation, c'est de la merde. La preuve, je n'ai toujours pas le sens d'orientation, donc on ne peut pas dire que ce fut très bénéfique.
Monsieur prof d'EPS a eu sa photo ensorcelée par tous les rites sataniques existants (faudrait que je ponde un article sur Monsieur prof d'EPS, il m'en a fait voir de toutes les couleurs ce gros naze), et maman Mona a eu droit à de belles critiques de ma part. Depuis, elle se dit responsable du fait que je ne savais pas nager parce qu'on allait jamais à la mer en vacances.

Bref. Après ce fâcheux incident, il a quand même fallu que je fasse quelque chose. Tous les dimanches, je suis allée à la piscine avec papa Mona, et celui-ci m'apprenait à nager. Je passerai les souvenirs noirs qui datent de cette époque (y'a des limites à l'exorcisation quand même). Ceci dit, l'essentiel à retenir c'est que j'ai appris à nager. Bon, je sais toujours pas nager le crawl, mais je suis capable de faire une vingtaine de longueurs de piscine en brasse ou sur le dos sans avoir à appeler à l'aide. Et je n'ai plus une sainte horreur de l'eau. Quand je suis à la mer, quelque soit le temps, faut que j'aille me baigner.

Et du coup, depuis, (presque) tous les dimanches, je vais à la piscine. Et je regarde avec  un air sadique tous ceux qui apprennent à nager. Parce qu'un jour, je fus comme eux.



(Image piquée , je ne sais pas ce que ça fait une fois les points reliés, je vous laisse vous amuser!)

[Commentaires]

Le mardi 18 septembre 2007 à 22:06, par Thinredline :
Aha ha...ha... l'EPS, je crois que le pire fut la gymnastique. Le souci quand on est grand, c'est qu'on touche le sol sur les barres parallèles, si en plus on est pas souple ça donne quelque chose comme 5/20. Juste parceque j'ai fait des tractions sur la barre fixe. En plus, je me suis pété un doigt...Ce fut une bonne excuse pour ne faire de volley le trimestre d'après hin hin hin ^^

Le jeudi 20 septembre 2007 à 10:32, par Jerome :
lol... franchement faudra que j'te raconte un jour mes experiences sportives, tu me remercieras de t'avoir fait relativiser :p

Le jeudi 20 septembre 2007 à 13:16, par Mona :
Thin -> Et au bac, ça a donné quoi? :p

Jerome -> Vas y, raconte, je suis toute ouïe!

Le jeudi 20 septembre 2007 à 14:35, par Thinredline :
En terminale j'ai eu de l'endurance (hahaha, dans la boue en hiver), du volley (huhuhu, jamais pratiqué avant l'épreuve du bac) et du badmington... Le bad ça a été, j'avais chauffé le banc pendant la moitié des séances (et j'ai été dispensé l'autre moitié :p) et je me suis retrouvé dans les groupe des très très mauvais, le fait que moi je sache tenir une raquette m'a permis de sauver ma tête :p euh... si je me souviens pour le bac c'est la moyenne des trois ou un truc comme ça ? :x

Mais le pire, ça a vraiment été la classe de première : gym,et foot (je HAIS ce sport)...

Le vendredi 21 septembre 2007 à 15:34, par Jerome :

Mona -> c'est le genre de choses que je n'ai pas envie de dire en public... passe dans mon bureau s'il te plait ;) *fait la poussière*

Le vendredi 21 septembre 2007 à 23:24, par Mona :

Thin -> Ca me dit pas la note que t'as eu! ^^

Jerome -> Ok, je t'envoie mon adresse mail :p
(Ne vous inquiétez pas, chers lecteurs, tout ce qu'il me racontera sera rendu public, déformé et amplifié!)

Le samedi 22 septembre 2007 à 14:45, par Thinredline :
La moyenne tout rond si mes souvenirs sont exacts. Et puis j'ai euh... hum... enfin j'ai relié les points du dessin là pour voir ce que ça fait. Ahem.

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