Avertissement : Il est recommandé d'avaler deux aspirines avant de lire l'article, d'être reposé et d'être parfaitement apte à faire travailler ses deux neurones. L'auteur n'est en aucun cas responsable des maux de tête que cela pourrait occasionner.
Nota : Tous les prénoms ont été changés, non par anonymat, mais par soucis de clarté ; certaines personnes portant le même prénom, et d'autres ayant un prénom dont votre patate en chef ne se souvient pas et/ou ne connait pas.
Vendredi soir, Raymonde faisait un pot de départ. Après cinq mois de bons et loyaux services comme stagiaire exploitée, elle repartait dans sa campagne française. Nous avions donc rendez-vous à 19H, dans un quelconque pub de Campden Street. Je suis donc arrivée (à la bourre, bien entendu). Nous étions trois. Les gens sont lâches, parfois. Il y en a plein qui avaient décommandé au dernier moment. Il y avait donc Raymonde, Rosalie et moi.
Une soirée entre filles, remarque, c'était pas si mal.
Et puis deux Australiens sont arrivés, que Raymonde connaissait de son ancienne auberge de jeunesse. Entre temps, Rosalie est repartie chez elle pour une quelconque raison. Nous étions quatre, donc. Alfred, Georges, Raymonde et moi. Ca papotait, ça s'amusait, ça s'envoyait des piques. Alfred a un Charlie de "Où est Charlie?" (nommé Wally en Australie, c'est bon à savoir) tatoué dans le bas du dos, des piercings partout et du maquillage à la Bill de Tokio Hotel sauf qu'à Alfred, ça lui va bien. Aucun des deux kangourous ne sait faire tournoyer un crayon entre les doigts (souvenez-vous donc vos années collèges, où tous les élèves s'amusaient à faire les majorettes...). Bref.
Rosalie est revenue entre temps, accompagnée de Germaine que j'avais vu une fois. Germaine étant elle-même accompagnée de son nouveau copain, Gérard. Alfred est reparti. Il y avait donc Raymonde, Rosalie, Georges, Germaine, Gérard et moi. Ca picolait, ça papotait, ça riait, ça fumait.
Rosalie est repartie (définitivement, cette fois), suivie bientôt par Georges. Pour moi, l'heure de mon dernier bus étant passée, j'avais bien l'intention d'occuper toute ma nuit. Nous étions plus que quatre, donc. Raymonde, Germaine, Gérard et moi.
Direction une boîte de nuit. Pas franchement enchantée, vous connaissez mon attrait pour ce genre de lieux. Mais bon, je suivais la masse. Nous avons donc débarqués. Dépensés 8€ (je comprendrai jamais l'intérêt de payer une entrée de boîte, sachant qu'on peut avoir des entrées gratuites ailleurs dans des boîtes qui sont pas forcément pires). Pour une boîte ridiculement petite avec des gros lourdauds et trois plombes pour obtenir un verre. Mon premier dragueur était un mec avec un fort accent de l'est. Je comprenais nada à ce qu'il me disait. Raymonde m'a dit que c'était pas la peine d'essayer de le comprendre s'il ne m'intéressait pas. Elle est pas con, Raymonde. J'ai donc superbement snobbé le "beau" gosse scandinave. Mon deuxième était de je ne sais quel pays. Mais je comprenais toujours nada à ce qu'il me disait. Et Raymonde non plus. Du coup, le pote du mec en question est venu à la rescousse. Raymonde me rapportera par la suite ce qu'il lui avait dit. Ce qui donne, retranscrit "Tu sais ce que ça veut dire, draguer? Ben mon pote, c'est exactement ce qu'il essaye de faire avec ta copine". Ouais, mais non.
Heureusement, Gérard est arrivééééé (sans s'pressserrrr). Mon dragueur me voyant parler et rigoler avec Gérard est parti dépité, persuadé que Gérard était un concurrent sérieux.
Rentrés dans la boîte, Raymonde et moi avons commencé à nous déchaîner sur la piste de danse. Tant qu'à faire, maintenant qu'on était là, hein. Germaine et Gérard étaient partis on ne sait où, certainement se faire des guilis-guilis aux toilettes. Mon troisième dragueur a débarqué. Qui s'est avéré être un Français et que j'ai refourgué à Raymonde. On l'appellera André. Entre temps, j'ai renversé de la bière sur mon beau haut blanc. Un quatrième dragueur a tenté une approche rapidement avortée.
A trois heures est venu le temps de fermer. On s'est tous retrouvés dehors, à se demander ce qu'on allait faire. Puis André a proposé de faire un After chez lui. On a hésité. Enfin surtout mes acolytes, pour moi c'était niet dès le début. Pasque c'était à perpet, je tanguais un peu, j'avais mal aux pattes et envie de pisser, et André et son pote étaient même pas beaux. On a prit un taxi pour rentrer chez Germaine (en profiter pour pisser au passage), promettant à André de venir après. Sauf qu'on est pas venus, pasque Germaine avait un autre plan.
C'est là que ça a commencé à se gâter.
Germaine nous a donc emmenés dans son ancien appart, nous avons donc fait la connaissance de quelques nouvelles personnes. Y'avait Marie-Jeanne (une conne snobarde que même c'est pas le genre de personne avec qui je m'entendrais), d'autres Français qu'on appelera Français pasqu'ils n'ont aucun intérêt dans l'histoire, et un californien déchaîné qu'on appelera Jack. Jack, amateur de métal, cheveux longs, des tatouages chelous pleins les bras et à moitié beurré, qui chantait à tue-tête sur ce qu'on ose appeler musique. Ca picolait, ça fumait, ça riait, ça chantait, ça balançait des capsules de bières, ça faisait circuler quelques substances plus ou moins illicites.
Et puis l'heure est venue de re-squatter. Marie-Jeanne et Français nous ont amenés à une soirée. Un taxi, quelques coups de téléphone, et nous voilà arrivés. Ca faisait très lugubre comme endroit. L'entrée faisait un peu vieux château hanté avec la pancarte avec un nom chelou. C'était blindé de monde. On connaissait personne, on a discuté avec quelques Brésiliens, quelques Italiens et des gens à la langue barbare. Et puis je suis allée m'asseoir dans un coin pour somnoler. Je me suis assise dans de la bière, soit dit en passant. C'était très agréable.
Ca n'a pas duré longtemps. Les flics ont débarqué à 6 heures. Tapage nocturne, toussa, toussa. On s'est tous retrouvés sous la pluie. Marie-Jeanne a proposé un autre After squattage. Pour Raymonde et moi c'était niet. On était naze, on en avait marre de s'incruster avec des gens bizarres pas très frais. On a donc pris un taxi, direction le centre. Monsieur Chauffeur de taxi a déposé Raymonde, puis moi. J'ai essayé de demander à Chauffeur de taxi si y'avait des bousses à cette heure-là (il était 6H30). Monsieur Chauffeur de taxi comprenait rien à ce que je lui demandais.
- Birds?
- No, boeusse! Boeussizes, bousse, boussizes, basse, bassizes.
- Sorry, I don't understand what you're asking!
- Big yellow car! You know, 78A.
- Ahhhhh! Bousse!!
(C'est ce que je viens de dire, ducon).
Il s'avère que le premier bus était précisément à 6H30. Ca tombait bien. J'ai choppé mon 79, après m'être dépouillée de 12€ (y'a pas à dire, ça gagne bien sa vie, un chauffeur de taxi...).
A 7H, j'ai franchi la porte de chez moi. Complètement naze, mal aux pattes, un mal de crâne épouvantable, envie de pisser, quelques remontées d'alcool (encore qu'avec deux pintes de Guinness et deux baileys, on peut pas dire que j'étais beurrée, mais rappelons juste que je ne tiens pas l'alcool et que la dernière pinte de Guinness était suffisante pour me faire sentir bizarre) et de clope-joint (pas ma faute, j'suis raisonnable, mais les gens qui te fument dans la gueule, forcément, hein...). Je puais la bière, la clope et je devais marcher comme une zombie déterrée vive. Hop, je me mets en sous vêtements, direction sous la couette, à pioncer jusqu'à 15H.
Voilà comment d'une innocente petite soirée de pot de départ, ça s'est terminé en gros n'importe quoi. Y'a pas à dire, je suis pas taillée pour les soirées beuveries/squattage/fumage. J'suis p'tetre pas normale.
[Et sinon, le Dieu des cousins m'a permis de revoir cousin Mona. Avec Raymonde, et deux extraits de marmaille, on a joué au tarot dans un pub. Avec du jus d'orange, pasque Raymonde et moi on avait déjà suffisamment bu. Au calme. Et honnêtement, je préfère ça aux soirées beuveries/squattage/fumage.]
[Surtout que cousin Mona et moi, ben on les a tous défoncés.]