Exorciser mes vieux démons...

J'ai envie de râler...


... contre les protections anti-copie des DVD qui sont tellement mal foutues qu'on peut pas lire les DVD sur son ordi, mais seulement sur des lecteurs DVD classiques.
... contre les CD audio qui, pour la même raison, ne peuvent être écoutés en bagnole.
... contre ces nouvelles normes à la con de photo d'identité où on doit tirer la gueule et se raser le crâne.
... contre l'administration en général qui est incapable de résoudre des problèmes en moins de deux mois.
... contre ces cons qui se mettent à gauche sur l'escalator et qui restent plantés là alors qu'il y a des gens pressés derrière eux.
... contre les grands avec des perruques disco qui se foutent devant nous au ciné.
... contre les gros nazes et les grosses niasses qui bouffent des pop corn et gloussent comme des belettes, toujours au ciné.
... contre tous ces connards d'employeurs qui nous considèrent comme de la merde.
... contre le Dieu du bonheur, cet ingrat.
... contre les abrutis qui nous doublent en voiture (sur des lignes blanches, bien entendu) et qui roulent après à 2 à l'heure.
... contre le prix des 4 beignets à la pomme de chez Auchan.
... contre la grognasse qui a piqué le dernier taille 38 chez Cache-Cache.
... contre ma balance qui fait exprès de me rajouter des kilos.
... contre ma chatte qui fait rien qu'à me cracher dessus (nous parlons bien du chat femelle).
... contre l'affreuse bêbête responsable de toutes ces rougeurs ensanglantées sur mon bras.
... contre Mr Shrek qui m'a jamais répondu alors que, merde, c'était un bon contact.
... contre Monsieur Psychose qui a pourri ma vie et à qui je pense toujours.
... contre les pharmacies qui veulent plus donner deux boîtes d'un même médicament en même temps. En gros on doit prendre une boîte un tel jour, et revenir le lendemain pour aller chercher l'autre.
... contre mon absence de motivation.
... contre l'inventeur de Skybeurk qui a généré une génération d'illettrés rebelles et gravement atteints du ciboulot.
... contre les maladies génétiques qui décident de se révéler spécialement pour moi. Trop aimable.
... contre les cons qui disent que les roux ont des cheveux oranges (même si dans certains cas foireux, ils ont pas tort).
... contre les RER qui sont incapables de rouler sans problème.
... contre la licence de Flash 9 qui décide de périmer au moment où j'en ai le plus besoin.
... contre les gens pas aimables qu'on a envie de massacrer à coup de pelleteuse mécanique.
... contre toute la paperasse à remplir (assurance, sécu, CNI, etc etc) qui font qu'on est fiché partout et que de toute façon on comprend rien.
... contre la MdA qui a rejeté mon dossier.
... contre la salope de stagiaire blondasse qui s'est occupée de mon dossier CNI il y a trois semaines.
... contre ces connards qui coupent l'eau sans prévenir pour faire des travaux alors que je pue le cochon grillé.
... contre les RER qui ne s'arrêtent pas à ma station une fois sur deux.

... contre tous les autres trucs que j'ai oublié mais qui me font râler quand même.
 
Hop, j'vous laisser râler aussi, j'vous autorise à vous défouler. (Profitez-en, c'est une complainte ouverte aux commentaires).
 

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Un jour, je m'exilerai dans un recoin paumé du monde où le mot "administration" ne fait pas partie du langage local

Je reçois une lettre aujourd'hui de la mairie qui me dit qu'il faut que je retourne les voir avec des photos de meilleure qualité pour ma carte d'identité, et avec un certificat d'hébergement.

Trois semaines pour me dire ça.
Alors que les photos viennent de ce putain de photomaton de merde.
Et que j'ai déjà donné ces putains de certificats de merde.

J'arrête pas de chialer, et à juste raison. J'étais censée être déjà partie depuis fin février.

Edit :

Suite... Je suis donc allée à la mairie. Ca se confirme, donc. Trois semaines pour me dire que mes photos sont palotes (z'ont qu'à bien les régler leurs photomatons agréés, je cite, "par le Ministère de l'intérieur"), que je dois donc aller les faire faire chez un photographe. Trois semaines aussi pour me dire que le certificat d'hébergement n'est pas valide pasque pas à mon nom et que mes parents doivent me signer un truc comme quoi j'habite chez eux.

Trois semaines, putain.

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A quoi bon..?


[Vieillerie]

Mardi dernier, mon horoscope du 20 Minutes disait ça :

"Vous n'êtes pas très en forme car vous ne savez pas vraiment où vous en êtes actuellement."

Ca s'applique toujours aussi parfaitement.
L'euphémisme en moins.

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Six jours, vingt-deux heures et des poussières...


[Vieillerie]

C'est bien connu, les résolutions sont faites pour ne pas être tenues. Cela va de soi que je n'échappe pas à la règle, malgré toute ma bonne volonté pour satisfaire les résolutions qu'on m'a fixées. En un jour, à peine une semaine après le Nouvel An, j'ai violé la moitié de ces si beaux apophtegmes. Pleurer, psychoser, et me traiter d'abrutie.

Ca a commencé dimanche soir, alors que je trainais sur Youtube histoire de passer le temps. Mes dernières soirées ayant été chargées, j'avais la flemme de sortir. Du coup, je matais toutes les conneries possibles et inimaginables qui tombaient sous mes yeux.
Dont le dernier clip de la Star Ac.
Ouais, c'est un peu la loose, surtout pour quelqu'un qui a en horreur TF1 et qui n'a jamais suivi ne serait-ce qu'un épisode entier de la Star Ac. Bon, je dois avouer que j'ai bien aimé leur chanson, et j'ai trouvé que c'était une belle interprétation de l'originale. Honte à moi. Par contre, le clip est une merde absolue. On se demande s'ils comprennent leurs paroles, ou s'ils trouvent normal de danser et rire sur un truc triste et glauque.
Mais bon, passons. Là n'est pas le sujet.
En matant ce clip, j'ai constaté avec horreur qu'il y avait un des mecs qui ressemblait à Monsieur Psychose. Même coupe de cheveux, même profil. Moi qui avais pourtant réussi à l'oter de mon crane, voilà qu'il revenait me hanter à nouveau.
Tout ça à cause d'un clip de merde.

Bref. Le lendemain, journée chargée en perspective. A peine le temps de psychoser. Dernier jour avec Alex et la bande de joyeux dingues ; J'ai même annulé une séance de ciné pour en profiter au maximum. Puis vient l'heure des adieux. Grand vide. Je devais rejoindre une autre bande de joyeux dingues pour un ciné... j'en fus incapable. Mes fichues psychoses sont revenues en tête. Monsieur Psychose avec 3 tours d'avance, assurément. Arrivée aux Halles, j'ai fait demi-tour et je suis rentrée. Je me suis direct fichue sous la couette, avec un gros marteau dans la tempe, et à nouveaux des coquards en guise d'yeux.

Toujours cette naïveté des débuts d'année, qui fait croire que l'année sera différente de la précédente, alors que rien ne change. C'est moi qui devrais changer, mais au lieu de ça, je m'enfonce dans mon pathétisme. Je sais que s'apitoyer sur son sort ne résoudra pas les choses, et pourtant, je sais faire que ça.

J'ai mal au crane. Et à l'un de mes bras où se dressent deux belles entailles de règle métallique.

Ressaisis toi, bordel...
>:(

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"J'aime pas te voir comme ça..."


[Vieillerie]


Musique de circonstance (pour faire dans le psycho-dramatique...) (et pourtant...) :
Michael Andrew & Gary Jules - Mad World (BO "Donnie Darco" et
accessoirement aussi la musique de la pub pour le jeu "Gears of war")

De retour du boulot matinal, maman Mona est passée me voir. 13H, affalée dans mon lit dans le noir avec le portable sur les genoux. J'ai grommelé un truc qui ressemblait vaguement à "bonjour". Et elle m'a parlé de mon oncle. Tonton Mona a eu une grave tumeur cérébrale il y a quelques années et a failli y passer. Il lui reste quelques séquelles non négligeables qui l'ont mis en invalidité. Et maman Mona m'a annoncé qu'il avait à nouveau une tumeur à un autre endroit. Rappelons qu'ayant elle-même une tumeur, on comprend aisément que ce genre de sujets ne soit pas franchement joyeux à aborder.
Je l'ai écoutée, en silence, en pianotant sur mon ordi.

- Ca n'a pas l'air d'aller...

Forcément, elle débarquait alors que je venais à peine de me réveiller, après 5 petites heures de sommeil. Les yeux certainement cernés et brillants par mes poussées lacrymales matinales et complètement crevée physiquement et moralement. Et elle me parlait d'un sujet super joyeux, aussi.

- Ca va pas?

Elle insistait. Je n'avais rien dit depuis mon grognement, et je sentais inexorablement de nouvelles larmes poindre sur mes yeux.

- Si, si, ça va comme d'hab...

Sachant qu'elle ne connaît pas ce "comme d'hab", je pouvais me féliciter de n'avoir pas menti.

- C'est le boulot? T'as encore reçu une réponse négative?

Je me sentais craquer. J'ai failli exploser, et lui avouer que j'allais vraiment mal, et que cette histoire de boulot n'était qu'une partie émergée de l'iceberg. Mais j'ai ravalé la boule qui montait dans ma gorge. Elle avait suffisamment de soucis pour elle, autant continuer à feindre d'aller bien. J'étais vraiment à deux doigts de tout lui raconter. Monsieur Psychose, le boulot, l'appart, mon manque d'envies, mon mal être profond, ma dépression, mes pensées suicidaires, ma solitude, ma grande fatigue... Et au dernier moment, j'ai tout refoulé.

- Encore faudrait-il qu'ils se donnent la peine de répondre...

Elle se serait rendue compte que ma voix tremblait, signe d'une prochaine cascade d'eau salée, si je n'avais pas à moitié murmuré ma phrase.

- T'es sûre que ça va? Dis moi ce qui ne vas pas, j'aime pas te voir comme ça...

Cette phrase, je l'ai entendue un million de fois. Mais maman Mona est comme moi. Très fragile, très sensible, très inquiète. Je sais pourtant que je peux compter sur elle, bien plus que sur mon père, mais elle n'a pas la résistance pour tout encaisser. Je la connais, depuis le temps. Je l'ai vue de nombreuses fois en larmes. De nombreuses fois je l'ai vue avec des yeux rougis, de nombreuses fois elle m'a parlé de ses propres psychoses. Et aussi de nombreuses fois je voyais ses yeux s'humidifier à me voir pleurer. Trop fragile, trop sensible, trop inquiète. Quand j'ai des problèmes, d'ailleurs, c'est papa Mona que je vais voir. Et si un jour l'envie me prend de faire savoir ma profonde détresse, c'est lui que j'irai voir. Ce jour n'est pas arrivé et à mon avis n'arrivera jamais, étant donné le peu de communication que nous entretenons tous les deux.
Ils ne connaissent rien de ma vie, et c'est très bien comme ça.

- C'est bon, j'te dis...

Réponse typique. Ca et "J'ai pas envie d'en parler". Je me suis braquée. Elle sait dans ces conditions que ce n'est pas la peine d'insister. De toutes façons, il est l'heure pour elle de retourner bosser.
Silence.

- J'y vais. Bonne journée, ma cocotte.
- A ce soir...

A peine m'a porte s'est fermée, que ça y est, j'ai senti mes joues s'humidifier. Encore une journée qui ne se sera pas passée sans larmes.
Les gens normaux, le matin, ils s'étirent, ils baillent, ils ouvrent les volets et sourient dans le vent. Ils se disent "Chouette, je suis en vie, la journée s'annonce bien". Moi, le matin, j'ouvre un oeil, j'ouvre l'autre, je fixe le plafond en chialant et je me dis "Et encore une...", avec une prière muette au Dieu du sommeil qu'il m'accorde une grâce éternelle.

I find it kinda sad
The dreams in which I'm dying
Are the best I've ever had.

[Il est temps que je finisse mon article sur la grognasse blonde, c'est bien négatif par ici...]
 

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