(disait Aleks)
Et bien figurez vous que je l'ai recroisé, ici, à Dublin.
Bon, pas vraiment par hasard. Disons que je lui avais envoyé un mail une semaine avant histoire de savoir quand son CD sortirait. Il s'avérait qu'il devait aller en Irlande pour le mariage d'un pote de son frère et qu'il avait prévu un passage express à Dublin.
Bon. Donc John a été content de dégoter (enfin) mon numéro. En même temps, dans un an il sera plus valide, alors je m'en balance un peu les cotillons (oui, j'ai de belles expressions).
Bref. Donc lundi, on s'est revu. Après environ 70 conversations téléphoniques ("Mais t'es dans quelle rue?" "Wait, I arrive bientôt" "Euh ok, mais when tu arrives?").
Finalement je crois que mon anglais s'est quand même amélioré, puisque je comprenais plusse qu'à notre première rencontre quand il parlait dans sa langue maternelle. Naturellement, on a eu droit à un superbe mélange de franco-anglais.
Direction mon pub favori où j'ai eu droit à une pinte de Guinness gratos.
Et c'est là que ça se corce.
Disons que le dénommé John avait des mains un peu beaucoup baladeuses. Je l'ai remis à sa place quand il a essayé de m'embrasser et que je lui ai balancé un magnifique "I have a boyfriend in Paris".
- Oh, really?
- Yes! So, don't touch me! (sic)
- Oh, I didn't know!
- Ben tu sais, maintenant...
- Mais je t'aime bien quand même!
"-_-
A partir de là, il a rangé ses mains. Au moins, j'aurais finalement enfin compris ce qu'il voulait. A savoir ce que veulent environ 99% des mecs quand ils nous abordent dans la rue.
Bon. Donc, après le pub, un de ses potes nous a rejoint (anglais, donc c'est bien on a arrêté le franglishisme). Nos deux compères avaient faims et comme ils aiment énormément la bouffe irlandaise, ils m'ont emmenée dans un resto africain. A noter qu'on a pris la bagnole du pote, dans laquelle trainait une Bible à côté de mon siège. Je me suis vue dépecée, écartelée, brûlée vive et démembrée sous des incantations du style "Inch'Allah".
Resto, nya nya, toussa.
Retour au City Center à la fin de la soirée. Moi pour prendre mon bus. John pour négocier.
Pasqu'il devait prendre l'avion super tôt le matin et que son pote habite le royaume de Far Far Away (comprendre Pétaouchnok les Oies). Et de sa voix plaintive m'a demandé si je pouvais l'héberger. Ce à quoi j'ai répondu que y'avait pas de place chez moi because y'avait déjà des invités (ce qui était à moitié vrai, puisque depuis deux semaines, y'a le frère de Michael qui squatte) (et en cherchant bien, j'suis sûre qu'on peut trouver quelques souris qu'on peut qualifier provisoirement d'invitées). Je lui ai donc conseillé de faire nuit blanche dans un pub.
Bon.
Je suis ingrate.
En même temps, l'avait qu'à ranger ses mains.
On s'est dit en revoir. J'ai quand même passé une bonne soirée (à partir du moment où il a viré ses pattes). Et j'ai appris plein de vocabulaire.
Le soir, éternelle question de ce cher coloc que je ne vous présente plus. J'y ai droit à chaque fois que je sors toute seule.
"How was your date?".
Suivi d'un regard noir de ma part et de mon éternelle réponse "That was not a date!".
Suivi d'un sourire narquois et d'un "I know"...
Tu vas l'avoir ta video gay, toi. Naméo.
[Bientôt le deuxième épisode du manuel du petit Dublinois] [Ou du petit manuel du Dublinois, je sais plus] [Enfin la suite du guide pour les paumés, quoi]