L'article qui suit est déprimant.
[Vieillerie]
Pour les éventuelles personnes qui suivent régulièrement ce blog, vous me direz... ça ne change pas de d'habitude. Certes.Je déprime depuis trop longtemps. Depuis que j'ai 16 ans en fait (disons qu'avant je ne m'en formalisais pas), et mon mal-être n'a fait que s'amplifier. Je me disais qu'un jour la chance tournerait, que peut-être le Dieu du bonheur se tournerait-il enfin vers moi, m'apporterait un peu d'espoir, un peu d'amour (un peu d'je t'aime lalaliiii), un peu de ce qui fait qu'on se lève le sourire aux lèvres avec l'envie de profiter pleinement de la journée. Ben non. J'ai perdu tout espoir, je continue à survivre, jusqu'au jour où j'en aurais plus qu'assez de cette existence de merde. Jusqu'au jour où je me dirai que plus rien sur cette foutue planète justifie que je lui porte encore attention. Je ne peux même plus penser à des moments heureux, ils se ramènent toujours à d'autres moments que je préfèrerais oublier. Tout est lié, tout. Ca me fait mal de penser, alors je ne pense plus. Je me couche très tard, histoire d'être suffisamment crevée pour m'endormir tout de suite et que ces fichues insomnies ne me fasse pas méditer sur ma triste condition. Histoire de ne pas faire de rêves ou de cauchemars (en tout cas ne pas m'en souvenir le lendemain matin). J'essaye de m'occuper tout le temps, histoire de ne pas avoir un seul moment pour ruminer mes sombres pensées.
Et puis il y a des jours où tout explose. Où je pleure comme une madeleine pendant 3 heures non stop à faire pâlir les gens de mon entourage. Ils ne peuvent pas comprendre. Ce soudain pétage de plombs, ils s'imaginent que quelque chose s'est passé et que je ne vais pas bien. Mais je n'ai jamais été bien, et si je n'avais qu'un seul souci, je serais la fille la plus heureuse du monde.
De cette survie s'ensuit un total désemparement, une envie de fuir tout et tout le monde, de se désintéresser de tout ce qui m'entoure. Et même quand on me propose de sortir, je trouve des excuses pour ne pas y aller alors que je sais que ça me changerait les idées (et je boude quand on me propose pas, allez comprendre...). Mais non, cercle vicieux. Même les bonnes soirées sont déprimantes car empreintes d'autres soirées que je voudrais rayées de ma mémoire. Je n'aime plus mes études, je n'aime plus sortir en groupe, je n'aime plus rien. Je me trouve nulle partout, inutile. Je me replie sur moi même, je ne parle plus de moi et j'ai continuellement ce visage refermé et triste. Et j'en ai marre. Marre de souffrir.
Il y en a qui vont dire que je n'ai pas à me plaindre : j'ai un toit, suffisamment d'argent pour vivre, deux jambes, une famille (à peu près) normale, un physique dont je ne me plainds pas (trop), je n'ai pas de saleté de maladie incurable, je vis dans un pays où je peux (encore) dire ce que je pense etc... Ils me diront d'aller voir un psy histoire de me calmer. Oui, et bien non. Si c'était aussi facile, il y a longtemps que je l'aurais fait. Mon mal-être est inscrit en moi, et je crois qu'il ne me quittera pas.
Merci la vie pour ton précieux cadeau... Comme dirait Gaëlle "Fais chier la vie autant qu'elle te fait chier". Ben pour ce qui me reste à vivre, je ne vais pas me gêner.
Vivement une potentielle journée à 4 étoiles.
Par Mona, Dimanche 6 Mai 2007 à 15:35 GMT+1 dans Complaintes (article, RSS)












