Exorciser mes vieux démons...

Ce soir, je prends l'avion (édité)

Quelle est la probabilité qu'un avion s'écrase le lendemain d'un autre crash, sachant qu'il pleut des cordes, que je prends un low cost et que je suis pas née sous une bonne étoile?

Quelle est la probabilité pour que mon voisin de siège soit un bel Irlandais qui devienne l'homme de ma vie, sachant que je ressemble à une zombie, que le Dieu de l'Amour m'a depuis longtemps abandonnée et que je suis pas née sous une bonne étoile?

Quelle est la probabilité pour que le voyage soit mortellement emmerdant et que je n'ai rien à raconter, sachant qu'ils sont toujours mortellement ennuyants et que je suis pas née sous une bonne étoile?

Quelle est la probabilité que l'avion ait au moins une heure de retard, sachant qu'il pleut des cordes, que environ 90% des fois où j'ai pris l'avion y'avait du retard et que je suis pas née sous bla bla bla?

Quelle est la probabilité que les passagers soient constitués de marmaille gueulante, de sacs de vomi et/ou de vieux qui ne se sont pas lavés depuis trois mois, de pétasses qui rient très fort en gloussant, d'un voisin bavard qui pue de la gueule ou de grands stressés qui hurlent qu'on va tous mourir, sachant que y'a toujours quelqu'un pour emmerder les autres et que je marche toujours dans de la merde de chien du pied droit?

Quelle est la probabilité qu'on m'égare malencontreusement ma valise, sachant que le truc qui a le plus de valeur coûte genre 15€, que ça m'est jamais arrivé et que le Dieu du loto m'aime pas?

Quelle est la probabilité que l'avion soit détourné vers Haïti, qu'on soit retenus en otage sous les cocotiers, un beau soleil et les pieds en éventail, sachant qu'en général, quand quelqu'un détourne un avion, c'est un méchant pas beau qui termine toutes ses phrases par "Allah il est beau, il est grand, il est gentil. Gloire à Allah!" et que je gagne jamais au Monopoly?

Quelle est la probabilité pour que papa Mona oublie d'aller me chercher à l'aéroport, sachant que je l'ai menacé de bouffer tous les bonbons au whisky s'il n'avait ne serait-ce qu'une minute de retard, que la seule fois où il est arrivé grave à la bourre pour aller me chercher, c'était au primaire, et que j'ai jamais trouvé de trèfle à quatre feuilles?

Quelle est la probabilité pour qu'on aie à utiliser les machins gonflables jaunes et que le cas échéant, celui-ci refuse de se gonfler avec moi, sachant que personne l'utilise jamais puisque quand un avion flambe, tout le monde meurt, que 50% des gens écoutent même pas les dames qui font les guignols avec avant le décollage et que je suis pas chanceuse, toussa toussa? 

Quelle est la probabilité pour que papa Mona ait un accident de voiture après être arrivé à l'heure à l'aéroport, sachant qu'il aura droit aux bonbons au whisky, que la voiture est le moyen de transport le moins sûr, que j'ai déjà eu trois accidents de bagnole dont un classé au fin fond des exorcisations et que même quelqu'un né un vendredi 13 est plus chanceux que moi?

Enfin, quelle est la probabilité pour que j'arrive à dormir maintenant tout de suite, sachant qu'il est 6H du mat, que j'ai archi pas sommeil, que je prends l'avion ce soir et que le Dieu des insomnies est un gros connard?

Edit : Nan, mais sérieusement, ils ont quoi tous les avions en ce moment?

Après Madrid et la_ville_paumée_dont_j'ai_oublié_le_nom, place à ma compagnie aérienne. Je veux bien passer l'arme à gauche, mais pas dans un accident d'avion, quoi. Merde à la fin!

:/
 

9 commentaires - aucun rétrolien

De l'Art des soirées improvisées

Avertissement : Il est recommandé d'avaler deux aspirines avant de lire l'article, d'être reposé et d'être parfaitement apte à faire travailler ses deux neurones. L'auteur n'est en aucun cas responsable des maux de tête que cela pourrait occasionner.

Nota : Tous les prénoms ont été changés, non par anonymat, mais par soucis de clarté ; certaines personnes portant le même prénom, et d'autres ayant un prénom dont votre patate en chef ne se souvient pas et/ou ne connait pas.

 
Vendredi soir, Raymonde faisait un pot de départ. Après cinq mois de bons et loyaux services comme stagiaire exploitée, elle repartait dans sa campagne française. Nous avions donc rendez-vous à 19H, dans un quelconque pub de Campden Street. Je suis donc arrivée (à la bourre, bien entendu). Nous étions trois. Les gens sont lâches, parfois. Il y en a plein qui avaient décommandé au dernier moment. Il y avait donc Raymonde, Rosalie et moi.
Une soirée entre filles, remarque, c'était pas si mal.

Et puis deux Australiens sont arrivés, que Raymonde connaissait de son ancienne auberge de jeunesse. Entre temps, Rosalie est repartie chez elle pour une quelconque raison. Nous étions quatre, donc. Alfred, Georges, Raymonde et moi. Ca papotait, ça s'amusait, ça s'envoyait des piques. Alfred a un Charlie de "Où est Charlie?" (nommé Wally en Australie, c'est bon à savoir) tatoué dans le bas du dos, des piercings partout et du maquillage à la Bill de Tokio Hotel sauf qu'à Alfred, ça lui va bien. Aucun des deux kangourous ne sait faire tournoyer un crayon entre les doigts (souvenez-vous donc vos années collèges, où tous les élèves s'amusaient à faire les majorettes...). Bref.

Rosalie est revenue entre temps, accompagnée de Germaine que j'avais vu une fois. Germaine étant elle-même accompagnée de son nouveau copain, Gérard. Alfred est reparti. Il y avait donc Raymonde, Rosalie, Georges, Germaine, Gérard et moi. Ca picolait, ça papotait, ça riait, ça fumait. 
 
Rosalie est repartie (définitivement, cette fois), suivie bientôt par Georges. Pour moi, l'heure de mon dernier bus étant passée, j'avais bien l'intention d'occuper toute ma nuit. Nous étions plus que quatre, donc. Raymonde, Germaine, Gérard et moi.
 
Direction une boîte de nuit. Pas franchement enchantée, vous connaissez mon attrait pour ce genre de lieux. Mais bon, je suivais la masse. Nous avons donc débarqués. Dépensés 8€ (je comprendrai jamais l'intérêt de payer une entrée de boîte, sachant qu'on peut avoir des entrées gratuites ailleurs dans des boîtes qui sont pas forcément pires). Pour une boîte ridiculement petite avec des gros lourdauds et trois plombes pour obtenir un verre. Mon premier dragueur était un mec avec un fort accent de l'est. Je comprenais nada à ce qu'il me disait. Raymonde m'a dit que c'était pas la peine d'essayer de le comprendre s'il ne m'intéressait pas. Elle est pas con, Raymonde. J'ai donc superbement snobbé le "beau" gosse scandinave. Mon deuxième était de je ne sais quel pays. Mais je comprenais toujours nada à ce qu'il me disait. Et Raymonde non plus. Du coup, le pote du mec en question est venu à la rescousse. Raymonde me rapportera par la suite ce qu'il lui avait dit. Ce qui donne, retranscrit "Tu sais ce que ça veut dire, draguer? Ben mon pote, c'est exactement ce qu'il essaye de faire avec ta copine". Ouais, mais non. 
Heureusement, Gérard est arrivééééé (sans s'pressserrrr). Mon dragueur me voyant parler et rigoler avec Gérard est parti dépité, persuadé que Gérard était un concurrent sérieux.
Rentrés dans la boîte, Raymonde et moi avons commencé à nous déchaîner sur la piste de danse. Tant qu'à faire, maintenant qu'on était là, hein. Germaine et Gérard étaient partis on ne sait où, certainement se faire des guilis-guilis aux toilettes. Mon troisième dragueur a débarqué. Qui s'est avéré être un Français et que j'ai refourgué à Raymonde. On l'appellera André. Entre temps, j'ai renversé de la bière sur mon beau haut blanc. Un quatrième dragueur a tenté une approche rapidement avortée.
 
A trois heures est venu le temps de fermer. On s'est tous retrouvés dehors, à se demander ce qu'on allait faire. Puis André a proposé de faire un After chez lui. On a hésité. Enfin surtout mes acolytes, pour moi c'était niet dès le début. Pasque c'était à perpet, je tanguais un peu, j'avais mal aux pattes et envie de pisser, et André et son pote étaient même pas beaux. On a prit un taxi pour rentrer chez Germaine (en profiter pour pisser au passage), promettant à André de venir après. Sauf qu'on est pas venus, pasque Germaine avait un autre plan.
 
C'est là que ça a commencé à se gâter.
 
Germaine nous a donc emmenés dans son ancien appart, nous avons donc fait la connaissance de quelques nouvelles personnes. Y'avait Marie-Jeanne (une conne snobarde que même c'est pas le genre de personne avec qui je m'entendrais), d'autres Français qu'on appelera Français pasqu'ils n'ont aucun intérêt dans l'histoire, et un californien déchaîné qu'on appelera Jack. Jack, amateur de métal, cheveux longs, des tatouages chelous pleins les bras et à moitié beurré, qui chantait à tue-tête sur ce qu'on ose appeler musique. Ca picolait, ça fumait, ça riait, ça chantait, ça balançait des capsules de bières, ça faisait circuler quelques substances plus ou moins illicites.
 
Et puis l'heure est venue de re-squatter. Marie-Jeanne et Français nous ont amenés à une soirée. Un taxi, quelques coups de téléphone, et nous voilà arrivés. Ca faisait très lugubre comme endroit. L'entrée faisait un peu vieux château hanté avec la pancarte avec un nom chelou. C'était blindé de monde. On connaissait personne, on a discuté avec quelques Brésiliens, quelques Italiens et des gens à la langue barbare. Et puis je suis allée m'asseoir dans un coin pour somnoler. Je me suis assise dans de la bière, soit dit en passant. C'était très agréable.
 
Ca n'a pas duré longtemps. Les flics ont débarqué à 6 heures. Tapage nocturne, toussa, toussa. On s'est tous retrouvés sous la pluie. Marie-Jeanne a proposé un autre After squattage. Pour Raymonde et moi c'était niet. On était naze, on en avait marre de s'incruster avec des gens bizarres pas très frais. On a donc pris un taxi, direction le centre. Monsieur Chauffeur de taxi a déposé Raymonde, puis moi. J'ai essayé de demander à Chauffeur de taxi si y'avait des bousses à cette heure-là (il était 6H30). Monsieur Chauffeur de taxi comprenait rien à ce que je lui demandais.
- Birds?
- No, boeusse! Boeussizes, bousse, boussizes, basse, bassizes.
- Sorry, I don't understand what you're asking!
- Big yellow car! You know, 78A.
- Ahhhhh! Bousse!!
(C'est ce que je viens de dire, ducon). 
Il s'avère que le premier bus était précisément à 6H30. Ca tombait bien. J'ai choppé mon 79, après m'être dépouillée de 12€ (y'a pas à dire, ça gagne bien sa vie, un chauffeur de taxi...).
A 7H, j'ai franchi la porte de chez moi. Complètement naze, mal aux pattes, un mal de crâne épouvantable, envie de pisser, quelques remontées d'alcool (encore qu'avec deux pintes de Guinness et deux baileys, on peut pas dire que j'étais beurrée, mais rappelons juste que je ne tiens pas l'alcool et que la dernière pinte de Guinness était suffisante pour me faire sentir bizarre) et de clope-joint (pas ma faute, j'suis raisonnable, mais les gens qui te fument dans la gueule, forcément, hein...). Je puais la bière, la clope et je devais marcher comme une zombie déterrée vive. Hop, je me mets en sous vêtements, direction sous la couette, à pioncer jusqu'à 15H.
 
Voilà comment d'une innocente petite soirée de pot de départ, ça s'est terminé en gros n'importe quoi. Y'a pas à dire, je suis pas taillée pour les soirées beuveries/squattage/fumage. J'suis p'tetre pas normale.
 
 
[Et sinon, le Dieu des cousins m'a permis de revoir cousin Mona. Avec Raymonde, et deux extraits de marmaille, on a joué au tarot dans un pub. Avec du jus d'orange, pasque Raymonde et moi on avait déjà suffisamment bu. Au calme. Et honnêtement, je préfère ça aux soirées beuveries/squattage/fumage.]

[Surtout que cousin Mona et moi, ben on les a tous défoncés.]

1 commentaire - aucun rétrolien

Moi aussi je bois de la Guinness sous la douche

Pasque ça faisait longtemps.

mots clefs

(Liens des images copyrightées ici et ici)
   

6 commentaires - aucun rétrolien

Portrait de famille

Lundi dernier, j'ai vu l'un de mes cousins. Fait qui s'avèrerait d'une grande futilité, si ce n'est que je ne l'ai pas vu... depuis 13 ans. A l'époque, j'avais 9 ans, il en avait 12. C'était sa profession de foi. Je me souviens même que j'étais amoureuse de lui. Oui, de mon cousin. En même temps, à l'époque je changeais d'amoureux toutes les semaines.
 
Rewind. Stop.
 
Début juillet 2008.
Je communique régulièrement par SMS avec mémé Mona (oui, j'ai une grand-mère hyper fashion) (même qu'elle écrit parfois en SMS et que même papa Mona comprend rien et dit "Ah la vieillesse, c'est plus ce que c'était..."). Mémé Mona m'a appris que mon cousin passait deux semaines en Irlande pour donner des cours de français. J'ai donc mitraillé ma grand-mère (de textos, je tue pas les gentilles grands-mères), lui demandant de me filer toutes les coordonnées possibles et inimaginables pour que je puisse joindre mon cousin. Hélas, le cousin n'était point à Dublin (admirez les rimes au passage). Nous étions tous les deux dépités de ne s'être point croisés, alors que ça aurait été une bonne occasion.
 
1er août 2008.
Je reçois un coup de fil sur mon portable français. Numéro que je ne connais pas. Je réponds pas, surtout que ça me bouffe du crédit de répondre. Sauf que ça insistait, alors j'ai fini par décrocher. C'était le frère de cousin Mona (donc un autre cousin, si vous suivez bien) (que je n'ai pas vu depuis 13 ans non plus). Il m'annonçait qu'il voulait fêter l'anniversaire de mémé Mona et me demandait mes disponibilités.
Bref, blabla, toussa.
Puis il me passe cousin Mona (son frère donc, celui dont je parle depuis le début, suivez un peu, merde!), qui m'annonce qu'il sera deux jours à Dublin le lundi même. Youpiiii!
 
4 août 2008.
Je reçois donc un SMS de cousin Mona, me donnant rendez-vous à 21H30 à Temple Bar. J'y suis à 21H15. Sachant que je leur prévois 15 minutes de retard, j'ai donc une demie-heure à tuer.
Sauf qu'il s'est pointé à 22H30, et que j'ai eu le temps de prendre des nouvelles de tout mon répertoire téléphonique entre temps. 
Passons. 
Donc il arrive à Temple Bar, lui et toute la marmaille d'adolescents dont il fait le guide touristique. On met environ 4H à se repérer. Je constate avec satisfaction qu'inceste il n'y aura point. Dans mes souvenirs, il était plus mignon. Ceci dit, j'aurais été incapable de le reconnaître dans la rue.
Ils me chargent tous de trouver un pub sympa où ils ne demanderont point de carte d'identité, vu que la marmaille est mineure. Je me dis que c'est pas gagné, vu que même moi je dois toujours sortir mon passeport, et que même nos garçons sont trop boutonneux et pas assez moustachus pour faire illusion. On se fait rejeter dans l'un. On s'infiltre en douce dans un deuxième. Les grands, majeurs et vaccinés (on était 4) commandent de la Guinness pour tout le monde (une dizaine).
Hop. Tout le monde s'installe, sirote sa bière, et moi je me mets au courant avec cousin Mona sur les histoires de famille. Je lui demande si à tout hasard, on aurait pas un cousin d'Amérique caché qui pourrait nous léguer sa fortune pasque je suis à sec. Hélas, il me fait signe que non dans un soupir. En moins d'une heure, on se met à jour sur nos vies actuelles, puis vient l'heure de prendre le bus. Je prends une rapide photo de cousin Mona (suivit des flash de toute la marmaille qui a trouvé que mon idée était fabuleuse) (alors que nous étions là incognito et qu'il valait mieux qu'ils se fassent oublier pour ne pas se faire repérer et se faire mettre à la porte...).
Hop hop, rapide au revoir, on se reverra demain.
 
5 août 2008. 
SMS à cousin Mona lui demandant quand est ce qu'il sera dispo. J'attends, j'attend, j'attends. SMS à 23H30 me disant qu'ils (lui et sa marmaille) décollent seulement vers Temple Bar. Ce à quoi je réponds que c'est mort pour moi puisque c'est l'heure de mon dernier bus.
 
Du coup, après 13 ans, j'aurais vu mon cousin 45 minutes. Le Dieu des cousins est un salaud.
 

1 commentaire - aucun rétrolien

Y'a un p'tit bonhomme qui squatte chez moi

Depuis plusieurs jours, j'ai des affaires qui disparaissent mystérieusement. J'ai d'abord accusé mes colocs, en les traitant de tous les noms possibles et inimaginables. Je leur ai dit que si ça continuait, je mettrai de la mort-au-rat dans leur vodka polonaise.

Rien n'a changé.

Je commençais à envisager que, possiblement, l'air irlandais commençait à me faire du tort et la douce effluve des moutons était chargée d'hallucinogènes.

Et puis, j'ai trouvé le coupable.

Il est roux, avec une grande barbe, et un trèfle à quatre feuilles sur son chapeau. J'ai bien vu son petit air moqueur. Et j'ai su immédiatement que c'était lui qui me piquait mes crayons, mes sous et entamait mes apple pies.
J'ai voulu l'étaler avec une tapette à mouches (ça doit être classe des Leprechauns séchés dans les carnets de voyages), mais il s'est tiré, avec une de mes chaussettes.

J'envisage sérieusement d'acheter un chat (du genre chasseur de souris, pas un gros patapouf qui passe sa journée à roupiller au coin du feu).

 
(click sur l'image)
 

5 commentaires - aucun rétrolien

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 | Page suivante