Exorciser mes vieux démons...

Mona against the machine

(Je me rends compte que dans ma tentative de faire un jeu de
mot foireux dans le titre, ça donne aussi un titre psychosant à mort. J'suis con, des fois, quand je m'y mets).

Je crois que je dégage des ondes bizarres. Je suis même plus nocive qu'un micro-onde.
C'est simple, tout ce qui est électronique ou qui marche à l'électricité finit par déconner à mon contact. 

Je ne parlerai pas de mon PC, pour éviter que Mademoiselle décide de planter. Parlons plutôt de mes deux téléphones, qui ont plusse merdé en deux semaines que pendant toute mon existence.

Mercredi 11 juin. Mon portable français, qui déconnait déjà particulièrement, a déconné encore plusse. Il ne s'allumait plus, il fallait rabattre et réouvrir le clapet environ 50 millions de fois avant qu'il ne parvienne enfin à daigner s'allumer. Il a définitivement rendu l'âme le jeudi, en France, à l'âge de un an et demi. Ce qui me fait chier pasque 1) Je l'aimais bien mon petit portable non retrouvable 2) J'ai tout plein de données que je n'ai pu récupérer 3) Il n'avait qu'un an et demi, quoi...
Papa Mona a essayé de me le réparer, démonter, remonter, en vain.

Ce même jeudi, c'est mon portable irlandais qui a commencé à déconner. Il ne se verrouillait plus, il se bloquait lors de l'envoi de SMS. Bref, j'ai pété un plomb, j'ai menacé de le décapiter et de le balancer par la fenêtre.

Le dimanche 15, j'ai commandé un nouveau portable français. Tout beau, tout niquel. Ce qui me fait chier, c'est qu'il a un appareil photo (pour moi, un téléphone, c'est fait pour téléphoner, point barre), mais il est super top.

Lundi 16, retour en Irlande. Comme par magie, mon portable irlandais qui m'avait bien fait chier tout son séjour en France a remarché niquel. Moi qui songeais le faire échanger, ben c'était plus la peine. Il ne subsistait plus aucune trace de ses déboires passés. Papa Mona a supposé que c'était la météo française qui ne lui convenait pas.

Lundi 23, je suis allée chercher mon new téléphone français à la Poste. Incroyablement génial. Si je n'avais pas perdu une partie de mes données de mon ancien tel, j'aurais presque été contente qu'il rende l'âme.

Vendredi 27. Mon tel irlandais s'est vu rechargé de 10€ sans que je lui demande rien. Panique à bord, si ces connards m'ont prélevé 10€ sans me demander mon avis, je crise. Demande d'aide à papa Mona. Il ne comprend pas non plus le principe des rechargements irlandais (leur mode d'emploi est du vrai charabia), mais il semblerait qu'on m'offre 10€ gratuitement. Bon, tant mieux.
(Si vous êtes irlandais et que vous avez un crédit à cartes Vodafone, svp, expliquez-moi quand il faut recharger et qu'est-ce que c'est que ces 10€ offerts, because moi pas comprendre). 
Tout est bien qui fini bien.

Samedi 28. Mon crédit français est épuisé. Panique à bord. Archi pas normal, il me restait une trentaine d'euros deux semaines plus tôt. Je demande à papa Mona de me le recharger et de m'avancer les sous, mais quand même, c'est pas normal.

Dimanche 29. Portable rechargé. Je fais une recherche pour comprendre le problème de ce crédit expiré rapidement, et je tombe sur ça. En gros je me suis fait arnaquer depuis que j'ai mon nouveau portable, et ça me met dans une rage folle. C'est sûr qu'à 30 cents le SMS, le crédit part forcément vite...
J'envoie un SMS à papa Mona pour le remercier de m'avoir rechargé mon tel et lui dire que c'est absolument dégueulasse cette arnaque. (D'ailleurs, rien que pour ça, j'ai beau aimer mon tel, je n'en ferai pas de pub...).

Sauf que... le SMS ne s'envoie pas. Depuis que j'ai rechargé mon téléphone, et quelque soit le paramétrage réduit ou complet, les SMS ne partent plus, avec pour message d'erreur "Messages non supportés par le réseau. Contactez votre prestataire de services."

Ben voyons.
Oh rage, Oh désespoir!
Environ 23ème mail envoyé à papa Mona comportant le sujet "Problème portable" le suppliant de m'aider à résoudre ce putain de problème.

Et hop, comme par magie, tout remarche niquel.

Au final, à ce jour : Mon tel irlandais marche niquel. Mon new tel français marche niquel. Ma ex tel français marche plus du tout, faudrait que j'aille le faire réparer pour récupérer mes données.

Du coup, dans ma piaule, j'ai 4 portables : L'irlandais, le new français, l'ancien français qui a rendu l'âme et le vieux avant l'ancien qui a pris la flotte mais qui marche toujours très bien et qui m'a dépanné quand son successeur a mouru. Ca fait un peu caverne d'Ali Baba rétro. (En fait, y'en manque plus qu'un, et on a le total de tous les téléphones que j'aurais eu dans ma vie...).

On parie que demain, y'a un des deux fonctionnels qui me fait à nouveau des misères? 


(J'offre une Guinness à celui qui devine lequel est lequel...) (En même temps, c'est pas dur à deviner)
  

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Allo, Houston?

Le Dieu de l'écriture m'a abandonnée. C'est con, pour une fois que j'avais des trucs à raconter. En attendant l'inspiration divine, et spécialement pour toi, lecteur adoré, des extraits de mon carnet de voyage. Voilà, c'est reparti pour l'hibernation. Au moins deux semaines tranquilles sans recevoir de mails rageurs de mes fans en manque d'aventures palpitantes de ma campagne paumée irlandaise.







Sur ce, je m'en vais braver la pluie et partir en quête divine du pamplemousse Tesco. Ou Star. Ou Lidl. Je sais pas encore.

Edit : Hop, pis j'en profite pour changer d'avatar! (vider le cache, toussa).

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Passion fruits

(On ne me tape pas pour le titre foireux, merci)


Aujourd'hui, ça va parler de cul. Si, je vous assure, c'est pas un traquenard ou un moyen détourné de parler de ma grand-mère. Non, ça va vraiment parler de cul.
Non pas que je n'ai rien à raconter de ma vie trépidante avec mes Polonais et mes Irlandais, mais après concertation avec moi-même et ma presque âme soeur incompatible, il est temps de rendre à ce blog un digne hommage à son titre désuet.

Mettons les choses au clair, néanmoins. Ceci n'est pas un petit manuel à l'usage des amoureux en quête de positions sexuelles. D'une part pasque je n'aurai pas la prétention de dire que je suis incollable sur le sujet. D'autre part pasque c'est pas le but.

A partir de maintenant, on rigole plus.

J'ai eu trois mecs dans ma vie. Sachant que celui avec qui je suis restée le plus longtemps m'a supportée six mois. Au passage, faites un rapide calcul mental, et vous saurez que mon temps de célibat est largement supérieur au temps que Cupidon a daigné m'accorder.

Passons.

Le premier, on n'en parlera pas. C'était le premier, il se débrouillait bien, on s'est quitté en bons termes et puis on a continué nos vies jusqu'à se perdre de vue.
Le troisième, on n'en parlera pas. J'avais vaguement déjà évoqué les caractérisations spécifiques pour le classer dans la catégorie "Connard". Ce qui me fait chier dans l'histoire, c'est que c'est le dernier mec avec qui j'ai couché. On ne peut pas dire que je sois restée sur un bon souvenir du genre masculin. Au passage, faites un rapide calcul mental, et vous pourrez calculer mon long temps d'abstinence. Je suis sûre que les nonnes de Saint-Jean-Claude-Des-Fossés seraient prêtes à m'accueillir et faire abstraction de mes années de débauches révolues.

Passions. (Si, si, ce jeu de mot foireux a un sens, vous verez)

Entre le deuxième et le troisième, il y a eu comme un passage à vide. La diablesse qui est en moi s'est réveillée (Non, je ne permettrai pas le terme "salope". Naméo.), et m'a forcée à enchaîner les coups lamentables histoire de rassurer ma frustration. Ne me demandez pas à combien s'élève le taux de victimes consentantes, je ne vous dirai pas.

Vous vous demanderez donc qu'est-ce que ce deuxième a bien pu faire pour me mettre dans un état pareil?

Ce deuxième, que nous appellerons absolument pas anonymement Alex (et que même il lit ce blog et il commente sous le nom d'AleXx) est celui que j'ai dénommé dans ma super introduction comme ma presque âme soeur incompatible. Celui avec qui ça a duré six mois sur une période d'un an. On s'est engueulé environ un million de fois, on s'est quitté environ deux millions de fois pour se remettre ensemble trois jours après avec des larmes et une compensation exquise réservée aux grandes personnes. Même que son coloc, unique témoin de toute notre histoire, voyait notre vie comme un feuilleton.

Je suis restée en bons rapports avec ce deuxième, alors que la logique voudrait qu'on s'éloigne et qu'on finisse par s'oublier.

La semaine dernière, il est venu quelques jours à Dublin. La semaine dernière, Super_Coloc_qui_s'endort_comme_une_merde a découvert que non, je ne suis pas lesbienne. La semaine dernière, mes cinq colocs se sont dit qu'ils ne me demanderont plus jamais "How was your date?" quand je sortirai le soir. La semaine dernière, j'ai quand même pris conscience que oui, quand même, mon psy, si j'en avais un, serait face à un cas étrange.

J'ai eu beau dire à mes Polonais que non, nous ne sommes pas ensembles et que Alex est un ex (on admire la rime au passage), ils ne m'ont pas crue. Pour eux, quand deux personnes s'embrassent et qui en plus dorment dans le même lit une place dans les bras l'un de l'autre, on en déduit indubitablement que ces deux personnes sont ensembles.

Ils ont pas tort. Sauf que oui, nous sommes restés très proches et très affectueux, mais non, nous ne sommes plus ensembles. Oui, pour la énième fois on a été tenté de faire grincer les ressorts de mon lit, mais non, nous ne sommes plus ensembles. Oui, j'ai encore chialé alors que de mon corps bouillonnant irradiait un désir profond et une folle envie qu'on se remette ensemble, mais non, nous ne sommes plus ensembles. Oui, on a tous les deux des vies sentimentales déplorables et on pense toujours l'un à l'autre, mais non, nous ne sommes plus ensembles.Oui, j'ai encore déprimé quand il est reparti, mais non, nous ne sommes plus ensembles.

Et c'est là que Psy_si_j'en_avais_un ne manquerait pas de me demander pourquoi donc, Mademoiselle, vous n'êtes plus ensembles, alors que de ce que vous me racontez, vous semblez tous les deux plus compatibles encore qu'un steak avec des frites? Et c'est là que je me sentirais obligée de répondre que je trouve sa comparaison foireuse, mais que pour répondre à sa question, le mot clef serait "passion". Il me demanderait alors qu'est-ce qu'un fruit vient faire dans la conversation. Il faudrait que je lui réponde que je ne parle pas des fruits de la passion, mais de la passion, n.f., mouvement violent de l'âme, émotion très forte et durable qui vainc la raison, amour extrême, désir très vif. (dixit Mediadico)
(Voilà pourquoi je refuse d'aller voir un psy, ils comprennent jamais rien).

"Passion". C'est bien le terme. Avec Alex, on ne pouvait pas se séparer deux minutes sans s'appeler et chialer comme des morues. On ne se quittait jamais d'une semelle, on ne pouvait littéralement pas vivre l'un sans l'autre.
Comme tout couple le sait, y'a besoin pourtant d'une certaine distance parfois, c'est bien pour ça qu'on s'engueulait tout le temps. Mais comme un manque se faisait sentir on se remettait ensembles.

Âmes soeurs, certes, mais incompatibles. C'était devenu invivable cette situation. Dans les films, quand on voit les amoureux transis qui se suicident ensembles pour vivre ensembles pour toujours, ben c'était nous. Sauf qu'on s'est pas suicidé, on s'est séparé. Mais définitivement, cette fois. On a essayé de vivre chacun de notre côté. On était toujours jaloux à crever des nouvelles conquêtes de l'autre, on se retenait de coucher ensemble à chaque fois qu'on se voyait.

Mais, Mademoiselle, c'est ça l'Amour. N'importe qui envierait votre situation!
Je me sentirais obligée de quitter le canapé de chez Monsieur le Psy et me casser sans payer.

Non, il n'y a rien d'enviable là-dedans. Alex, c'est Monsieur Psychose puissance 10 (Sauf qu'avec Monsieur Psychose, j'ai poussé jusqu'aux pensées glauques d'un trop plein de déprimes, d'autant plus que je pensais avoir rencontré la personne susceptible de me faire oublier ce deuxième) (Mais là n'est pas le sujet, Monsieur Psychose est encore un plus gros connard que ce troisième) (Bref, passons).
Tout ce que je ressens, c'est indescriptible. On sait juste tous les deux qu'on ferrait de parfaits amants mais que vivre ensemble serait impossible. A mes yeux, il est parfait, c'est ma moitié, mais on reste inconciliables. Sauf si on se paye une opération pour devenir siamois. C'est cruel, mais c'est comme ça. On se voit beaucoup moins depuis qu'Alex a déménagé à Thionville. Tant mieux, en même temps. Et même, mes amis de ces dernières années ne le connaissent pas. Tant mieux, en même temps.

Et de là je me demande quand même ce que vous en pensez, vous. Personne n'a l'air de comprendre cette histoire de passion. Pour tout le monde, j'ai de la chance d'avoir trouvé ma moitié, je ne suis pas à plaindre, etc etc... Que je ferais bien de re-coucher avec lui pour calmer mes hormones et mes longues complaintes de célibataire aigrie (alors qu'on sait tous les deux où ça mènera, et je sais pertinemment que le retour sera encore plus brutal que par le passé) (et que Monsieur Psychose, ce sera de la Vache qui Rit à côté d'un Munster de dix ans d'âge qui a fermenté dans une cave) (c'est la faute à Psy_que_je_n'ai_pas les comparaisons foireuses).
Et au final, c'est quoi qui me bloque pour me dégoter un quatrième? Le deuxième? Le troisième? Les z'abritusses entre le deuxième et le troisième? Monsieur Psychose? Rien du tout, j'suis juste difficile? Je peux utiliser le 50-50, Jean-Pierre? En s'en fou démerde toi toute seule, connasse, j'aimerais bien être à ta place? Tape toi Coloc_qui_s'endort_comme_une_merde et ne nous fait plus chier?

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Petit manuel pratique à l'usage du Dublinois (2ème partie)

Deuxième chapitre : L'art de se fondre dans la masse


Si vous ne voulez pas passer pour le gros touriste de base, il est nécessaire de connaître les styles vestimentaire et capillaire de nos amis les Irlandais. Déjà, vous commencez par oublier le gros appareil photo, le bob et les grosses capes de pluies jaunes. Vous éviter d'aller acheter vos chapeaux verts de lutin avec des nattes rousses qui dépassent.

Passons maintenant à ce à quoi vous devez ressembler. Gros relooking en perspective.

 
I. Comment ressembler à une Dublinoise


Dans l'imaginaire collectif, une Irlandaise, c'est une rousse frisée aux yeux verts, habillée en vert façon lutin avec une pinte de Guinness à la main.
Que nenni, Méssieudames. Désolée de vous décevoir, mais pas à Dublin, en tout cas.

Alors pour les fringues, vous avez le choix entre :
- Les joggings roses pétants,
- Les trucs colorés flashy et dépareillés (J'ai pas d'image, mais si vous connaissez "Sugar Rush" (oui, j'assume, j'adore cette série), ben les vêtements de Sugar, ça donne un bon aperçu),
- Les trucs mini mini mini et les hauts moulants et/ou décolletés.
En fait, habillez-vous n'importe comment, ça fera illusion (Ca devrait vous donner des idées. Y'a des trucs particulièrement chelou dans le tas).
Vous voyez "Ugly Betty" (oui, j'assume, j'adore cette série)? Ben à côté, Betty elle est bien fringuée.
Le soir, quand vous vous baladez dans Temple Bar, c'est tenue mini exigée. Vous en faites pas pour le froid, vous pourrez vous réchauffer en dansant sur les tables des pubs.

Pour la coiffure, il faut avoir un peu d'imagination :
- Soit c'est du blond pouffiasse-barbie très faux (si on peut voir quelques racines noires, c'est encore mieux),
- Soit c'est un mélange étrange entre blond, brun, noir,
- Soit c'est une coupe de cheveux de rebelles des années 80 façon punk (véridique, et y'en a pas qu'un peu).
A noter qu'une coupe de cheveux chelou fera l'affaire. Si vous êtes rousse, surtout colorez-vous d'une autre teinte.
 
Les chaussures seront de préférence surprenantes et colorées. Les trucs à carreaux ou avec des motifs sont privilégiés.

Ne pas oublier bien sûr le maquillage (environ 1/2 boîte de fond de teint quotidiennement) à utiliser avec des gants de boxe. Plus c'est voyant, mieux c'est.

Pour adopter l'attitude d'une collégienne-lycéenne Dublinoise, il faut se comporter comme nos Françaises hormonées en puissance 4. Avec des cris hystériques de groupie, des rires aigus de cochons qu'on égorge et des chants approximatifs sur la musique qu'elles font bien entendu écouter à tout le monde.

Pour ressembler aux Dublinoises ayant dépassé l'âge ingrat, le sourire et la gentillesse sont de rigueur. Et on abandonnera les habits de clubbeuses.

Bon, en vrai, en cherchant bien, on peut trouver des jolies lutines rousses.
Je pense.
 
 
II. Comment ressembler à un Dublinois


Là, ça va être très simple : Soyez simple.
(Non, z'êtes pas obligés de ressembler à Colin Farrell)

Alors que je vous explique la simplicité.
Oubliez les coiffures tecktoniks et autres aberrations de la nature. Si vous êtes roux, c'est encore mieux. De ce que j'ai vu, la population de rousseur masculine est plus élevée que son homologue féminine. Et rien ne se démarque dans leur façon de s'habiller, si ce n'est que j'ai pas vu de mecs en slim.

Oui, le Dublinois de base est plus attirant que le Parisien de base. Désolée, hein.

(D'ailleurs ça se voit, depuis que je suis passée en network "Ireland" sur Facebook, j'ai plus de grosses horreurs sur "Are you interested?" :p)


(J'ai eu un mal fou à trouver des photos de rousses frisotées. J'ai même du trainer sur des sites de rencontres... Monsieur coloc qui s'endort sur des sites bizarres doit penser que je suis lesbienne maintenant)
(Je tiens à remercier tous les Skyblogs pour leurs supers photos)
  

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Affaire à suivre, donc...

 (disait Aleks)
 
Vous vous souvenez tous naturellement, en fervents lecteurs que vous êtes, de ma rencontre avec un certain John qui ne s'appelle pas John.
Et bien figurez vous que je l'ai recroisé, ici, à Dublin.

Bon, pas vraiment par hasard. Disons que je lui avais envoyé un mail une semaine avant histoire de savoir quand son CD sortirait. Il s'avérait qu'il devait aller en Irlande pour le mariage d'un pote de son frère et qu'il avait prévu un passage express à Dublin.
 
Bon. Donc John a été content de dégoter (enfin) mon numéro. En même temps, dans un an il sera plus valide, alors je m'en balance un peu les cotillons (oui, j'ai de belles expressions).

Bref. Donc lundi, on s'est revu. Après environ 70 conversations téléphoniques ("Mais t'es dans quelle rue?" "Wait, I arrive bientôt" "Euh ok, mais when tu arrives?"). 
Finalement je crois que mon anglais s'est quand même amélioré, puisque je comprenais plusse qu'à notre première rencontre quand il parlait dans sa langue maternelle. Naturellement, on a eu droit à un superbe mélange de franco-anglais.

Direction mon pub favori où j'ai eu droit à une pinte de Guinness gratos.
Et c'est là que ça se corce.
 
Disons que le dénommé John avait des mains un peu beaucoup baladeuses. Je l'ai remis à sa place quand il a essayé de m'embrasser et que je lui ai balancé un magnifique "I have a boyfriend in Paris".
 
- Oh, really?
- Yes! So, don't touch me! (sic)
- Oh, I didn't know!
- Ben tu sais, maintenant...
- Mais je t'aime bien quand même!
 
"-_- 
 
A partir de là, il a rangé ses mains. Au moins, j'aurais finalement enfin compris ce qu'il voulait. A savoir ce que veulent environ 99% des mecs quand ils nous abordent dans la rue.

Bon. Donc, après le pub, un de ses potes nous a rejoint (anglais, donc c'est bien on a arrêté le franglishisme). Nos deux compères avaient faims et comme ils aiment énormément la bouffe irlandaise, ils m'ont emmenée dans un resto africain. A noter qu'on a pris la bagnole du  pote, dans laquelle trainait une Bible à côté de mon siège. Je me suis vue dépecée, écartelée, brûlée vive et démembrée sous des incantations du style "Inch'Allah".

Resto, nya nya, toussa.
Retour au City Center à la fin de la soirée. Moi pour prendre mon bus. John pour négocier.
Pasqu'il devait prendre l'avion super tôt le matin et que son pote habite le royaume de Far Far Away (comprendre Pétaouchnok les Oies). Et de sa voix plaintive m'a demandé si je pouvais l'héberger. Ce à quoi j'ai répondu que y'avait pas de place chez moi because y'avait déjà des invités (ce qui était à moitié vrai, puisque depuis deux semaines, y'a le frère de Michael qui squatte) (et en cherchant bien, j'suis sûre qu'on peut trouver quelques souris qu'on peut qualifier provisoirement d'invitées). Je lui ai donc conseillé de faire nuit blanche dans un pub.
 
Bon.
Je suis ingrate.
En même temps, l'avait qu'à ranger ses mains.
On s'est dit en revoir. J'ai quand même passé une bonne soirée (à partir du moment où il a viré ses pattes). Et j'ai appris plein de vocabulaire.
Le soir, éternelle question de ce cher coloc que je ne vous présente plus. J'y ai droit à chaque fois que je sors toute seule.
"How was your date?".
Suivi d'un regard noir de ma part et de mon éternelle réponse "That was not a date!".
Suivi d'un sourire narquois et d'un "I know"...
 
Tu vas l'avoir ta video gay, toi. Naméo.

[Bientôt le deuxième épisode du manuel du petit Dublinois] [Ou du petit manuel du Dublinois, je sais plus] [Enfin la suite du guide pour les paumés, quoi]
 

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